Si passibilis Cliristus, si primus ex rcsurrec
fcjone Boortuoruni , lumen annuDtiaturus est populo, et genti.
^4 Haeeloquente eo, et raiione reddente, Festus magnavocedisit:
Insanis Paiile :
mult^e te litter»
ad insaniam couvertunt. 25. Et Pauliis : Non insanio, inquit, oplime Feste, sed veritalis et sobrietatis verba
262 HTSTOlRE DES ACTES
suite dans Jérusalem, dans toute la Jude'e, et aux gentils, qu'ils eussent à faire pénitence, et qu'ils se convertissent à Dieu, en faisant de dignes œuvres de pénitence. C'est pour ce sujet que les Juifs, m'ayant pris dans le temple , cherchaient à me tuer ; mais , aidé du secours de Dieu , me voici encore aujourd'hui, rendant témoignage aux grands et aux petits, et ne disant rien que ce qui a été prédit par les prophètes et par Moïse , « savoir, » que le Christ devait souffrir (i), qu'il serait le premier qui ressusciterait d'entre les morts, et qu'il annoncerait la lumière au peuple « d'Israël » et aux gentils.
(c L'Évangile , qui était un scandale aux 3» Juifs, devait être une folie aux gentils incré- » dules. » Lorsque Paul disait ces choses, et qu'il faisait ainsi son apologie , Festus , (T dont la faible raison ne pouvait atteindre )) à ces sublimes vérités, Festus » dit à haute voix : Paul, vous extravaguez.: votre grand savoir vous fait extravaguer. Je n'extravague point, très-excellent Festus, répondit Paul; mais ce que je dis est selon la vérité et le bon sens. Aussi le roi est-il instruit de ces choses ; et je lui en parle sans crainte , étant persuadé qu'il n'en ignore aucune ; car rieu-
(i) Que le Christ devait souffrir. C'est ce qu'il faut prouYcr aux Juifs pour dissiper leurs préjugés. Or la preuve en est si claire pai' tous les prophètes, qu'il n'y a qu'ime prévention insensée qui puisse tenir contre.
de ceci ne s'est fait secrètement. « Pais re- » venant à Agrippa , » roi Agrippa , « lui dit- » il, )) ccoyez-vous aux prophètes? « Oui, » je le sais que vous y croyez.
« Il y croyait en effet , puisque saint Paul » le dit si aflirmativement. Il ne restait plus » qu'à entendre les témoignages de Moïse » et des prophètes, dont l'application à Jésus- )) Christ est si claire et si sensible. La con- )) clusion eût été qu'il fallait croire en lui. ï La grâce avait amené jusque-là ce roi, » déjà Juif de profession et avec conviction.. » Le malheureux , qui prévoyait la consé- » quence et qui la craignait, l'éluda, et par un » de ces mots qui ne signifient rien^ sinon }) qu'on ne veut plus rien entendre. » Il vous en coûte peu (i) , dit-il à Paul, pour me persuader de me faire chrétien. A quoi Paul repartit : Soit qu'il m'en coûte peu ou beaucoup ^ le souhait que je fais en la présence de Dieu, c'est que non-seulement vous, mais tous ceux qui m'écoutent , deveniez aujourd'hui tels que je suis moi-même , à ces liens près (2).
( I ) D'autres traduisent , Peu s'en faut que vous ne me persuadiez. Les termes que saint Paul emploie dans sa réponse ( In modico vel in magno ) paraissent déterminer le sens que l'on a suivi.
(2) Pourquoi en excepter ses liens , puisqu'il regar^ dait comme si grand bonheur de les porter pour Jésus- Christ ? La réponse est de Jésus-Christ : Tous ne comprennent pas cette parole. Matt. xix. Et il ne fallait
loquor. 26. Scit enim dehis rex , adquem et conitanter Joquor latere enim eum niliilhoriita arbitror.Nequeenitn in angulo quidquam lioruai gestum est. 27. Credis rex iVgrippa prophetis? Sci»
quu ciceiis.
28. Agrippa autetn ad Pauluai : In modica suades me christianum fieri 29.
Et Paulus:Opto apud Deum , et iii modico, et in magno , non tantuai te, sedetiam otnnes qui audiunt , hodie fieri taies , qiialis et ego sutn , exceptis vincuiis his.
3o. Et exsurexit rex , et prasses, et Bérénice , et qui assidebant eis. 3i.
Et cuin secessissent, loquebantur ad inviccm , dicentes : Quia nihil morte , aut Tincnlis dignum quid fecit homo iste-Si. Agrippa autem Festo dixit : Dimitti poterat homo hic, si non appellasset Ccssarem.
(( Cette expression du zèle le plus pur et le » plus aident termina la conférence. •» Le roi se leva , et avec lui le gouverneur , Bérénice , et ceux qui étaient de l'assemblée ; et s'étant retirés à l'écart , ils se disaient les uns aux autres : Cet homme n'a rien fait qui mérite la mort ou la prison. Agrippa dit même à Festus : On pouvait le laisser aller en liberté , s'il n'en eût point appelé à César.
pas exposer cette perle aux insultes de ces animaux immondes.
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