‹ Histoire des Actes des apotresChapitre 73 sur 81 · Sed posteaqiiatu quartadccima nox su · texte numérisé non relu

Sed posteaqiiatu quartadccima nox su

pervcnit; navigantibiis nobis in Adria circa mediamnoctetn, suspicabantiir naiitae apparere sibi aliqiiatn regionem. 28. Qui et sutumittentes bolidem, inveneruntpassus viginti : et piissiiiuai inde separati, invenerunt passus quindecim. 2g.

Timentes autem ne inaspera loca incideremns , de piippi millentes ancboras quatuor , optabant diemficri. 3o. Naulis vero quœrealibus fiigcre de navi , cura misissent scaphaiu in mare, sub obtentu quasi inciperent a prora ancboras cxteudere, 3i dixit Pau- Ins cenlurioni , et militibus:Nisi hiin navi mauserint, vos salvi fîeri non potestis.

Tune absciderunt milites fanes scaph» , et passi snnt cam excidcre.

33. Etciim lux înciperet fieri , rogabat Paulus omnes sumere cibum , dicens :

Quartadecima die hodie expectantcs jejuni pertuanetis, nihil accipientes. 54- Propter qiiod rogo vos accipere cibum pru saiute vestra : quia nullius vestriim ca— pillus de capitc jjeribit. 35 Et cumhœcdixisset, sumeiis panem , gratias egit Deo in conspectu omnium: et ci-imfregisset , cœpit manducare. 36.

Animas quiores aiitem facti omnes, etipsi sumpsernnt cibum.

37. Eramiis vero univers» auioise iu navi ducentae septuaginta sex.

38. Et satiati ci- Jbo alieviabant pavera, jactantes ti'iticuui in mare.

Sq- Cum autem diesfactus csset , terram non agno.scebant : si»

Iiiim vero qciemliaiii considerabaiit hiibentem littu.s in qiiem co~ gilabant si poseent ejicere navem. 4o. Et cum ancboras snstulissent , commit-

» enfin. » Les soldats coupèrent aussitôt les cordages de l'esquif, et le laissèrent aller. Comme le jour commençait à paraître, Paul les pria de prendre quelque nourriture. Voici le quatorzième jour, dit-il, qu'attendant toujours, vous ne mangez point (i) et ne prenez rien. Je vous prie donc de prendre quelque nourriture pour vous sauver la vie (2); car pas un de vous ne perdra un cheveu de sa tête. Après ces paroles il prit du pain , rendit grâces à Dieu devant tout le monde (3), et

de les sauver tons , avait ré.solu de ne les sauver que par des moyens naturels et humains, auxquels l'expérience des matelots devait beaucoup servir.

( I ) C'est-a-dire qu'ils n'avaient presque rien pris , comme il arrive dans les grandes tempêtes , où , sans parler de la frayeur qui ôte l'appétit , les soulevemens d'estomac causés par l'agitation du vaisseau empêchent de manger ceux même qui sont les plus accoutumés à la mer.

(■2) L'apôtre ajoute qu'il faut qu'ils mangent pour se sauver, pro saiute vestra, parceque, étant épuisés de fatigues, et affaiblis par une si longue diète, ils n'auraient pas été en état de se sauver dans un naufrage aussi complet que celui qu'ils allaient essuyer. Dieu , comme on vient de le dire , ne voulait les sauver que par des moyens naturels ; et c'eût été le tenter que de s'attendre à d'autres.

(3) Une mauvaise honte empêche souvent des chrétiens de faire devant des chrétiens ce que saint Paul fait ici devant des idolâtres. Est-ce donc une erreur de croire que c'est Dieu seul qui nous nourrit ? Et si ou le croit, est-ce une faiblesse de lui en marquer de la reconnaissance ?

en ayant rompu , il se mit à manger : alors tous reprenant courage mangèrent aussi. Or nous étions en tout dans le vaisseau deux cent soixante-seize personnes. Quand ils eurent bien mangé, ils allégèrent le vaisseau en jetant le blé dans la mer. Le jour étant venu, ils ne reconnurent point la cote. On découvrit seulement un golfe qui avait une grève, oii ils songeaient à pousser le vaisseau, s'ils pouvaient. Ayant donc levé les ancres, ils s'abandonnèrent à la mer et lâchèrent en même tems les attaches de l'un et de l'autre gouvernail (i) : puis ayant mis au vent la voile de l'artimon, ils tirèrent vers le rivage.

« Ce fut là le moment de la dernière épreuve » et en même tems du parfait accomplissement )) de toutes les prédictions du saint apôtre. » Ayant donné contre une langue de terre qui avait la mer des deux côtés, « et qu'ils n'a- » vaient pas aperçue, parceque l'eau la cou- )) vrait; » le vaisseau échoua et la proue s'engagea tellement qu'elle demeura immobile.

Cependant la poupe se démembrait par la violence des flots. Là-dessus les soldats furent d'avis de tuer les prisonniers, de peur que quelqu'un d'eux ne s'enfuit après s'être sauvé à la nage, « et qu'ils n'en répondissent sur » leur tête; » mais le centurion, qui voulait conserver Paul, s'y opposa, et ordonna que

(i) Les anciens avaient deux gouvernails à la poupe, nu de cliaque côté. L'artimon est le jnâl de poupe.

febant se mari , simul Jaxantcs junctnras giibernaciilorum: et le* vato artemone seciindiim aura»

flatiimtendebant adlitti».

4i. Et cutn iacidissemiis in locum dithalassnm, inipegeriinl navini : et prora qiiidcQi fixa manebat iainiubilis, piippis vero solvebatiir a vi maris ^2. Militum atitem consilium fuit lit ciistodias Décidèrent , ne quis cum enatas»

set , effiigeret.

43. Centurio aulem volensservare Paiilum, prohibuit fieri : jus-

sitqiie eos qui possent natare emittere se primes, et evadere , et ad terram exire: 44- ^t caeleros alios in tabulis ferebant quosdam super ea qiia; de navi erant ; et sic factum est ut omnes animoe evaderent ad terram.

ceux qui savaient nager se jettassent les premiers à l'eau et gagnassent la terre. Les autres furent portés sur des planches, quelques-uns sur ce qui restait du Viiisseau; de sorte que que tous se sauvèrent à terre. « Ainsi la perte » du vaisseau fut complète, et le salut de » ceux qu'il portait fut universel, et la pro- )) phétie qui avait annoncé l'un et l'autre se » trouva vérifiée de point en point. »

Page 1