Iliade II, v
PRÉLIMINAIRES
l'Ascanie furent leur terre, Ascalon fut leur ville, Askéra leur déesse. De l'Atlas, ils envahirent l'Espagne, l'Ibérie de l'Occident. Des Pyrénées, ils débordèrent sur l'Aquitaine, l'Italie, la Gaule, les îles de la Méditerranée et de l'Océan. L'Irlande est une Ibérie, et l'Ecosse une Ascanie du Nord. Ils nomment Albion, la maritime. En Italie, Ascanios, sur la bauge de la laie druidique, fonde Albe, mère de Rome. Mais déjà Gascus, fils des Volcans, habite les cavernes de l'Aventin, et combat Hercule, ravisseur des Vaches ibères1. Les Askes sont adorateurs du feu du soleil. Le rite héliaque les conduit au culte du Verbe et de l'Esprit. Leur, christianisme, comme leur sabéisme, est sans sacerdoce officiel. Le père est le prêtre, le patriarche est le pontife. Point de théocratie.
Vers le ive siècle, et par le même chemin des Askes, arriva Marc] de Memphis, avec le culte de l'Esprit qui suivait le char du soleil 2. Marcos était un alexandrin, un descendant d'Origène. Il remontait jusqu'aux sept Églises d'Asie. Son patriarche étaitJean de Pathmos, ex aussi Barthélemi, apôtre de la Perse et de l'Inde. Sa secte était l'Église du Mani (Mens) et de la Connaissance (Gnosis), l'Eglise de l'Esprit, de l'Amour, du Paraclet, un rameau pur ou épuré de la grande forêt du gnosticisme et du manichéisme, ces jungles théologiques de l'Indus et du Gange.
Marc de Memphis porta sa doctrine en Espagne.