LIVRE DEUXIÈME . 25i
était le berceau de ce chef croisé. Il quitta ce chétif iiameau pour le yaste alleu vicomtal que le roi lui assigna sur les deux rives de l'Aude jusqu'au pied des Pyrénées. Son territoire comprenait la ville de limous, déjà renommée par ses vignobles, Rennes, aux sources thermales, Caderona, Bugarach, le YiUar de Rasez, Casser (le chêne) de Mallet, Montferrand, Constantic, Sogravia, Belcastel, la Croux, Âlbefeva, Arcos, Gonfolens. Puis encore le Pech, près Saint-Hilaire, Dente, Laurens, Escalchens; pois des droits d'albergue sur Effet, de leude sur Allet et sur le pont d'Avignon. Pierre de Voisins, pour toutes ces terres, dut au roi une rente de mille livres et le service de cinq chevaliers. Bientôt après, il sut encore accaparer à son profit une partie des dépouilles du vaillant Olivier de Termes. L'assignat de Pierre de Voisins comprenait d'abord deux cent quarante-trois maisons qui s'accrurent de cent yingt^-trois feux acquis dans le Termenez, œqui lui donnait environ deux mille vassaux. Bans ce nombre évidemment n'est pas comprise la ville de Limous. Cette ville, considérable et redoutée par son patriotisme, que Simon de Montfort avait, pendant la croisade, fait descendre démantelée sur les bords de l'Aude, reportée sur ]a hauteur par la victoire méridionale, rejetée par le roi Louis vm dans la vallée, fut une troisième fois femontée par Pierre de Voisins sur la colline et revêtue de murailles et de tours *.
Jehan de Bruyères, compagnon ^t probablement