Inq. de Toul. et de Carcas. Maison d'Aniort
Alaman de Boaïx, de cette grande maison capitalaire de Toulouse, qui eut deux fois l'honneur de recueillir dans son palais les comtes déshérités, Ramon VI à son retour d'Espagne, Ramon VII, après sa prison du Louvre ; Àlaman, qui dirigeait la réaction populaire, autrefois contre les croisés, maintenant contre les inquisiteurs, embrassa, dans son implacable haine de Rome, le sacerdoce de l'éternel amour, sacerdoce guerrier et patriotique, apostolat de la parole évangélique et de Tépée chevaleresque.
Nous avons vu que le vieux Jordan de Lantar, beau-père de Ramon de Pérelha, s'était réfugié avant la croisade à Montségur, avec sa femme Marquésia de la grande maison de Marcafaba, et sœur d'Ârnauld de Villamur et d'Amiel de Palhers. Après les guerres, leurs quatre fils, revenus avec les princes de l'exil d'Espagne, Gerald,/^ ion, le sage ^ le patient^ àxi le poète, Ramon, V adroit et VavenafU; Jordan, P intrépide cœur y et Guilhem, le digne neveu d'Arnaud de Villamur *, rentrèrent dans leur châtellenie reconquise de Lantar. Mais la paix de Paris les expulsa de nouveau du Toulousain et ils se retirèrent dans leur seigneurie maternelle de Saint- Paoui de Jarrats, et à la cour du comte de Foix à Tarascon. De ces quatre héros d'épopée, les deux plus vaillants et les plus pieux embrassèrent le sacerdoce cathare comme une suite de leur guerre patriotique. Guilhem, blessé probablement dans SCS combats, fut admis dans les rangs des parfaits,