‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 299 sur 506 · mst. du Lang. t. V, pr · texte numérisé non relu

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I lU I.KS ALBIGEOIS ET L'INQUISITION ,

leoces. Sou régime disciplinaire ue différaii fond de ccluides Albigeois, L'Espagnol, pe^ tif, ne savait imposer, aux: convertis, que dj tences manichéennes. Seulement il eu rM l'ordre ; il en intervertissait les épreuves ;î sait des mets détestés tels que les œufs a tage ; il ajoutait aux mysticités gnostio grossiers et matériels symboles; il les traqj en dévotions et en pèlerinages k des croa images renommées, à des sanctuaires célèj étaient l'horreur des johanuites. Il crensait| tholique i ce fleuve d'ascétisme oriental. Dd sous ce rappport n'était qu'un gnostique OE et romain. Sa dévotion n'était dans la fora albigisme, dégénéré maïs sanctifié de la jl délivrait i ses pénitens des certificats q| son nom et scellés de son sceau '. Ce sce% sentait l'agueau et la croix, symbole évi^ prophétique de la brebis de Toulouse qu'î coucher sanglante au pied du funèbre | l'arbre expiatoire du calvaire. I

Dominique et ses compagnons irrités ] teurs d'un incessant mais peu fructueux a attendaient, appelaient la croisade que ^ CIteaux organisait eu France, La croisad comme une trombe dévastatrice des hofl Nord déchaînée par Innocent III. Siraoai fort, établi dans Carcassonne marcha sur I

1. Pénitence du I', Roger deTréville. LesTrôlJ rent les comtes de Foix dans le Déani, et au x.vd bel et docte esprit de ce nom ligure parmi les s^ Porl-Royal. Saiala-Beuve.

LIVUË SIXIEME

et, sollicité par Dominique, s'élança vers Fanjaus. Fanjaus est construit au sommet très- élevé d'un monticule de terre de forme conique perpétuellement battu des vents. L'Église, surmontée de son clocher, en granit brun, occupe, au centre du bourg, l'emplacement d'un temple du Jupiter cantabre d*oii lui vient son nom roman de Fannin- Javis. Du côté du levant, sous le mur qui forme aujourd'hui le chevet de l'Église, mais qui remplace évidemment la façade du temple, car en changeant de culte le sanctuaire qui regardait le couchant s'est retourné vers l'aurore, se creuse la piscine des prêtres de Baal * qui sert maintenant d^abreuvoir aux chevaux. Pour s'abriter des bises aiguës du nord, le bourg presse ses pignons étroits et les étages de ses toits délabrés sur les abruptes déclivités du sud où ses ruelles tortueuses s'échelonnent en cascade. Le château féodal hérissait de ses tours et de ses murs crénelés les ressauts de l'escarpement oriental dont le sommet formait le donjon appelé le Senhador. Fanjaus vit avec efiFroi le lion de Montfort flotter sur Montréal et bientôt après chevaucher dans ses plaines l'ost des croisés. C'était dans le temps des blés mûrs. Les villageois épouvantés virent avec horreur tomber sous leur faucille la gerbe sanglante, image de la moisson humaine qui devait-être abattue 3ur cesguérets*. Des hauteurs du Villar, Y Ange à la faux tranchante^ fesait signe, en agitant son glaive, au

1. Les noms dérivés de Baal, sont très communs dans rAlbigeois : Guibal, Ënjalbal, Cabibel, Olombel.

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