‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 314 sur 506 · LIVRE SIXIËUE · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIËUE

arrivera plus tard au fils de Loyola. Les deux Ibères, le Castillan comme le Gantabre, étaient d'une nature ardente, chevaleresque, et pleine d'enthousiasme. Mais Home a enlevé h leurs Ordres respectifs l'âme de leurs fondateurs ; et leur a substitué son àme glaœe, formaliste, implacable, son âme de juriste et de despote du Bas-Empire. Dominique, assurément, ne fut pas, selon le symbolisme de son nom Vhomme du Seigneur. Il n'a rien de la mansuétude ineffable du Christ. Pourtant quelque chose de grand et de fier palpite dans ce Castillan. Il a vraiment le tempérament oratoire, et la fibre populaire, il est un prédicateur et le patriarche d^un ordre de prédicateurs. Mais Rome leur arrache leur àme éloquente et biblique. Elle leur in fuse son génie formaliste et dominateur ; elle remplace eutre leurs mains l'évangile par le code romain ; elle leur inculque les subtilités savantes et la procédure sophisi ique du siècle de Justinien. Ces prêcheurs, seront les bourreaux de la parole, leurs sermons ne seront plus que des tortures, et la chaire de Dominique va se changer en un tribunal du temps de Tibère. De là, sous le même nom, une double filiation, l'une généreuse et l'autre horrible, la première aboutissant à Savonarole, et la seconde à Torquemada. Et nous concevons que le Danto ait mis dans la bouche de Saint-Bonaveoture, un cantique en l'honneur du Ch<impionque f empereur éternel emoijn pour relever le cœar de l'ost qui marchait lentement et lâchement, tt désertait la tannière du Christ ' .

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