‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 340 sur 506 · Bitt. dahang., de Toulouse · texte numérisé non relu

Bitt. dahang., de Toulouse

, VI, ada., !iv. XXV, p. 31. ManuBcriU

m LES ALBIGEOIS ET L'INQUlSmON

de cavaliers, envahit, en appareil de guerre, la paisible et silencieuse solitude de Mootségur. Au nom du comte Ramon, il réclame impérieusement l'extradition de Joan Cambiaïre, fils majeur de Guilhabert de Castres, et celle de trois parfaits, ses compagnons. Les chefs étaient absents : le camp des faidits ne résista pas, et les victimes, libres de chercher leur salut dans les bois, tendirent, à ce qu'il parait, leurs mains aux fers. Seulement un nussager courut en avertir Arnaud-Roger, à Cuella oix il inhumait son beau-frère Isarn de Montservat. Le chevalier s'élança sur la trace des archers, mais ne put délivrer les captifs, et rentra désolé à Montségur*. Un mystère est au fond de ce forfait. Sur qui doit retomber ce sangî Est-ce sur le comte? Est-ce sur l'évêqueT Est-ce surMancip de GaillacT Est-ce pour de tels coupa de main que le traître Mancip avait remplacé le noble et patriote Pardo? Une seule chose est certaine, le supplice des Purs. Conduits k Toulouse, h travers les prières des peuples éplorés, les captifs de Montségur confessèrent le Consolateur, au Pré-du-Comte, devant la basilique de Saint-Saturnin.

Alors périt aussi Guilhem de Lantar, beau-frère de Ramon de Perelha. Guilhem est un héros des guerres nationales. Il suivait toujours son oncle et son modèle l'illustre Amauld de Villamur, seigneur de Saverdun. C'est ainsi qu'il figure à la bataille de Baziéges, au siège de Beaucaire, et aux deux sièges de Toulouse. Au dernier où fut repoussé,

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