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jlS LES ALBIGEOIS Kf L'I.VQUISITION
mouastique ; il s'épanouit dans l'ordre de la Merci, et ses rameaux décoreront et parfumeront le palais des rois d'Aragon.
Noiasco raconte le commandement divin au roi don Jaicmé, à Bérenger de la Palud, évêque de Barcelone, à Ramon de Pefiafort, inriuisiteur de Catalogne. Le monarque, sa cour, ieséchevîns, un peuple immense accompagnent Pierre à la cathédrale de Sainte-Croix de Jérusalem. L'évoque le reçoit sur la porte, et le conduit vers l'autel en chantant le Te Deum. Après la messe pontiâcaîe. l'inquisiteur Ramon de Penafort monte en chaire, et dévoile au peuple l'ordre de Dieu. L'évoque bénît la" robe blanche, le scapulaire, les sandales et en revôt Noiasco et ses compagnons. Aux trois vœux monastiques, il.s en ajoutent un quatrième, caractéristique de leur ordre, qui est le sacrifice de leurs biens et de leurs personnes pour le rachat des captifs. Protecteur du nouvel institut, le monarque lui donna ses armoiries qui sont d'or aux quatre pals de gueules, et l'évêque ajouta celles de ta cathédrale, de gueules k la croix d'argent de Jérusalem. Toute son histoire est dans ce symbole héraldique. Les pals de gueules indiquent l'origine romane et catalane : ce sont les armes de Foix, de Commenges, de Garcassonne, et de Barcelone, de presque toutes les Pyrénées. Lacroix, c'est le signe catholique, la marque de Rome, et la marque aussi que la Merci est comme une adjonction de l'hospice de Saint-Jean de Jérusalem, le seul ordre ami de l'église duParaclet '.