‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 405 sur 506 · Bérenger de Lavelanet · texte numérisé non relu

Bérenger de Lavelanet

le cœur des exilés, le chef des faidits s'élança des cimes de la Cerdagne comme un oiseau de proie, et descendit de château en château, le long du cours de TÂude. Il ramenait les bannis, les conquérants de Valence et des Baléares *. A leur tôte était Tillustre Olivier de Termes, grandi dans Texil comme son jeune vicomte, et qui, depuis le berceau, n'avait presque pas revu son manoir paternel situé sur d'immenses rochers, et ses vastes domaines qui s'étendent sur les rives fécondes de l'Orbiel. Avec lui venait Pierre de Fénolhet , dépouillé de la vicomte de Fénolhèdes, que l'usurpateur Nunéz Sancho d'Aragon venait, en mourant, de céder au roi de France ; Guilhem de Pierrepertuse, dont le château était occupé par les Français depuis le traité de Paris ; les fils d'Impéria, les enfants de Giraud d'Aniort et d'Esclarmonda de Laurac, naguère condamnés par contumace, ainsi que leur héroïque mère, et dépouillés de leurs donjons des montagnes, Aniort, Gastelpor, Rocafeuil» Doma, Pierrepertuse, Rocafort, Belcaïré, Pech-Laurens, tous les châteaux des sources de l'Aude, chassèrent les Français et reçurent leurs anciens seigneurs. Avant d'arriver à Limons, le jeune vicomte fut rejoint par Pierre-Roger de Mirepois et les proscrits de Montségur sous la bannière des Fils de la Lune^ d'azur au croissant d'argent. Les évoques albigeois descendirent de la montagne sainte pour enflammer, parleurs prédications, les défenseurs de la cause romane. Les troubadours entonnèrent les an-

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