‹ Histoire des Albigeois (volume 5)Chapitre 108 sur 323 · Joinvllle, Fra Salimbene · texte numérisé non relu

Joinvllle, Fra Salimbene

15» LES ALB16S01S ET L'UlQUlSlTiON

errants de la sdeace et de la charité. En passant du catharisme au joackimisme franciscain, Joaa d'Oliva ne sortait pas , malgré sa nuance mitigée, de rÉglise de l'Esprit, mère des spirilueU de Narbonne comme des consolateurs de Montségur» et les uns et les autres enfants du Paraclet. Joan d'Oliva réforma son monastère , et sa doctrine s'étendit rapidement dans la ville et le territoire de Narbonne. Cette réforme mystique secrètement hostile à Rome correspondait aux frémissements d'indépendance des cités provençales et aux luttes féodales et populaires du vicomte , sourdement hostile à Rome et à la France. Ainsi l'olivisme se trouva côte à côte dans Narbonne avec le valdisme, Tun dans la cité , l'autre dans le bourg, ensemble contre l'archevêque. Le bourg s'accommodait mieux du valdisme républicain. Le peuple était léoniste comme son tribun, Ville-Rouge. Gars.éna de Ville- Rouge fut condamnée comme collectrice et bienfaitrice des Vaudois à Timmuration perpétuelle avec aa compagne Ramona Barut (1250). Cette circonstance nous révèle inopinément la foi de ce grand chef des plébéiens de Narbonne, évidemment disciple des Barbes des Alpes * .

Joan d'Oliva avait environ trente ans quand le prince en avait cinquante, nés à deux dates célèbres, le premier vers le temps du traité de Paris, le second vers l'époque de la croisade (1210). Fils d'un héroïne de la croix et d'un déserteur de la cause romane, cousin, du côté maternel, des Marly,

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