‹ Histoire des Albigeois (volume 5)Chapitre 122 sur 323 · Reg. Olim · texte numérisé non relu

Reg. Olim

vêque de Sens, les évoques de Paris, de Troyes, de Beauvais, de Noyon, de Châlons, de Coutances, d'Avranohes, en appareil religieux et guerrier. Le duc de Bretagne y vint avec soixante chevaliers dont seize bannerets; le comte de Flandre avec quarante chevaliers et treize bannerets; le comte de Boulogne avec trente-trois chevaliers et soixantedix écuyers. C'était comme une dernière croisade que le monarque irrité entraînait sur le Midi. Le maréchal Ferry de Verneuil, à la tête de toute la chevalerie de France, se mit en route à travers les vastes forêts du Limousin.

Le roi Philippe , avec sa puissante escorte de Poitevins, continua sa marche vers Bordeaux d'oii il remonta lentement la vallée de la Garonne. Cependant le comte d'Armagnac voyait avec effroi s'avancer Torage : il se rendit à la rencontre du monarque, fléchit le genou, et demanda grâce*. Le roi, désireux d'apaiser Tinsurrection par la clémence, le condamna seulement à une amende de cent cinquante livres tournois. Mais le fier comte de Foix s'indigna de cette soumission; il rentra dans ses montagnes, fortifia ses châteaux, et s'enferma dans son donjon aérien. Eustache de Beaumarchais, sénéchal de Toulouse, s'empressa d'attaquer le comte révolté. Roger-Bernard s'élança de son rocher, comme un faucon, fondit sur Tost du sénéchal qu'il mit en fuite, et rentra dans son aire avec unbutind'armes,dechevauxetdebagages. Eustache deBeaumarchais,pourmarcherdenouveaucontrele

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