Pierre C;H\liiial
pouvant épouser une princesse, avait eu, d'une mattresse o')scure, une ûUe illégitime nommée Guilhelmetta. Le comte la donna pour femme au fils de Ramon de Recauld, son précepteur chevaleresque, du Mas Saiutes-Puelles. Une fille de Metta entra dans' la maison de Saisset (de Saxeto, du patit ro:her), probablement de l'Albigeois * : et fut mère da Bernard de Saisset, abbé de Saint-Antonin, et premier évêque de Pamiers. Bernard, des deux côtés , était donc de race hérétique, et petitfils du prince martyr de ht cause cathare et romane. Les maisons albigeoises rentraient âans rÉglise catholique et aspiraient aux dignités sacerdotales. Un petit-fils de Ramon VI, et de la grande Esclarmonde de Foix, Bertran de l'Ile, était évoque de Toulouse. Bernard de Saisset, à son exemple, embrassa Tétat monastique, et devint abbé de Saint-Antonin de Pamiers. Ce n'était pas, comme on l'a prétendu, un esprit large et libéral. On en peut juger par les statuts qu'il rendit contre les juifs alors très-nombreux et très-riches à Pamiers (1279). « Un israélite, parrain d'un enfant chrétien, ne pourra inviter, au repas du baptême , plus de douze convives , ni donner en étrennes à son filleul plus de douze deniers toulousains, ni lui ofirir en cadeau qu'un mantelet de laine fine (estam] et de fourrure d*agneau. Qu'aucun soit assez osé que de jouer de l'argent aux dés
1. Au mariage de Bertran dç Toulouse, assistait, comme témoin, Guilb. Saisset, ami des llabastens. (Doiu. Vais, t. V, p. 031.)