Lauzière. Ord. de Philippe le Eel
laires. Il la présentera aux justes et sages réformateurs. Non moins sage qu'ardent lui-môme, Bernard veut qu'on procède hiérarchiquement : les commis* saires informeront le roi, et le monarque agira auprès du pape.
Philippe, effectivement, devait, en octobre prochain, tenir un parlement à Senlis pour y juger Bernard de Saïsset, évoque de Pamiers, accusé de rébellion contre la France. Le vidame et l'archidia* cre doivent s'y rendre pour déposer contre Tévêque inculpé. Les villes résolurent d'envoyer une ambassade conduite par Délicios. Albi députe Guilhem Fransa, son consul, et Pierre deCastanet, de maison chevaleresque, parent et ennemi de l'évéque.Âu consul et au chevalier'sont adjoints deux savants jurisconsultes, Ârnauld Garcia d'Albi, et Pierre Probi de Castres. Probi a dans les prisons un de ses cousins^ Joan Baudaria (l'Audace). Les Garcia sont châtelains de Castel-Vieil. Mais révoque, qui convoite cedonjon comtal, promet à Garcia un fond de tour. Les Garcia ont produit un fameux théologien cathare. Ces deux légistes sont donc acharnés contreles inquisiteurs. Carcassonne, à la tête de ses mandataires, met Elio Patris, le consul, ou plutôt le Père comme son nom l'indique, et comme l'affirme un inquisiteur, le petit roi de Carcassonne ^ A leur suite vint une matrone d'Albi, Na Vénias, séduitepar Foulques de Saint-Georges, mère d'un enfant de rinquisiteur» et qui venait accuser son terrible amant devant le monarque capétien. Elle voyageait