Manusc. de Paris ; .\iraires albi'^eoL^es
Sre LES ALBIGEOIS ET L'INQUISITION
clameat avec la hauteur et l'opiniâtreté de moines habitués à triompher même des rois. Quelques jours après ils sont pourtant admis devant le conseil présidé parle monarque. Le sage vidame d'Amiens sera le champion de TAlbigeois. Les tenants de l'Inquisition seront le frère Nicolas, confesseur du roi, et l'audacieux Foulques de Saint-Georges. Ils incriminent le noble vidame ; ils calomnient les consuls, les juristes, et surtout l'orateur du Midi. Jehan de Pecquigny les accabla sous l'amas des preuves accumulées par Délicios. Il est probable que de son côté Na Vénias fit entendre aussi devant la reine les gémissements deâ vierges et des mères inconsolables de l'Aquitaine ^.
Après deux jours des plus orageux débats, le roi, calme, ferme, décisif, conclut et condamna l'Inquisition. Mais Philippe est aux prises avec Boniface VIII ; il ne veut pas irriter encore plus Tirascible pontife. Immodéré il se modère. Il condamne h 2.000 livres d'amende le rapace évoque d'Albi, et demande aux jacobins de Paris la révocation du scandaleux et féroce Foulques de Saint-Georges. L*évéque de Toulouse était à.Paris : il s'adresse à ce prélat; il écrit aussi à son sénéchal, à Tou- . louse (8 déc. 1301). a II veut que les /mmtira^^ soient toujours la prison de ilnquisition. Mais que le geôlier soit choisi par Tévôque et le sénéchal. Que l'inquisiteur ne fasse incarcérer personne par le sénéchal sans le consentement de Tévôque ; que le sénéchal n'obéisse à Tévéque et à l'inquisiteur