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FBILIPPE LS BBL AB1:YI A TOOLOUSK. — IL BMTIXD LB8 CHEFS ALBIGEOIS. ÉCOUTE LES INQUIUTE0B8, POBUB C» 0BMN2VANCE POUR MODÉRER L*lll- QUISmON ET FAIT SON FABLBMBIIT DE JUSTICE. — IL VISITE CABCAS- SOMlfB, MOmrPBLUBB, IfllOS ET BETIEBT DANS LE EOBD.
AUX fêtes de Noël, conduits par le tribun, par les consuls, par les chefs de la conjuration patriotique, les peuples pyrénéens accoururent à Toulouse*. Ils venaient voir le roi de France, celui que l'Europe appelait le Grand, plus juste aux Albigeois que saint Louis, le plus politique et le plus audacieux des Capétiens. Un roi qui muselait Tlnquisition, refrénait Tépiscopat, terrassait la papauté, et.quî bientôt allait la mener captive dans Avignon. Un roi qui avait deux ministres albigeois, qui réhabili* tait et employait les faidits, qui peut-être allait détruire dans Toulouse même l'œuvre de la croisade et reconstituer la nationalité romane en donnant un de ses fils pour prince à TAquitaine, vassale indépendante de la France, à l'exemple de Charlemagne. Tels devaient être, tels étaient certainement les désirs, les espoirs des méridionaux qu'une infortune séculaire prédisposait aux longs rêves.
Le jour même de Noël, (heureux augure I) le roi Philippe le Bel arrive dans Toulouse. Il est accompagné de la bonne reine Jehanne de Navarre, de