‹ Histoire des Albigeois (volume 5)Chapitre 25 sur 323 · LIVRE DIXII^MS · texte numérisé non relu

LIVRE DIXII^MS

bonne heure, eut des démôlés avec l'Inquisitioa qui l'envoya, marqué d'une croix, et le bourdon à la main, faire un pèlerinage aux tombeaux des saints apôtres K^rre et Paul à Rcmie. Le farouche coquil lard revint dltalie avec di\s projets de vengeance. Arrivé au Mas-Saintes-Paelles, il enfonce de nuit les portes du presbytère, enlève les deux roussins du prieur auquel il ne fit aucun mal, et, donnant l'un de ses chevaux à son écuyer, s'élance sur le dos de l'autre et s'en va guerroyer dans les bois. C'est quelque temps après sans doute qu'eut lieu le massacre d'Avignonet. Bertran de Quicfcrs, devant le tribunal, le présente comme un ffiit accidentel. Un soir il aurait d'aventure rencontré Golairan venu à son insu de Montségur. Golairan lui aurait annoncé l'arrivée des faidits du Thabor, et proposé la capture mais non le massacre des inquisiteurs. Bertran ruse, déguise, a peur du gibet. Il ôte à cet acte célèbre son caractère original : il fut une conspiration, une conjuration nationale, dans laquelle directemenl ou indirectement trempèrent toutes les classes de la société romane *. Bertran de Quiders, parmi beaucoup de faux- fuyants, laisse pourtant échapper ce ferme et tragique aveu : Nans pensions en ttuint les inquisitenrs tueri^fnquisUiên, Et son mot est confirmé par ce cri triompliant d'Estor et d'Astorga de Rosengas, de Caraman : Tout est moriî Tout est délivré t Après cette sanglante nuit, Bertran de Quiders cl Ramon de Golairan se réfutèrent à Auriac. D'Au-

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