Art. Avitrnonel
mer au Mas les restes de cette grande maison che- Taleresque si cruellement ravagée. Elle interrogea d'abord Pélegrina et Guilhelmeta de Saint- Andréo ; Guilhelmeta, la mère des Quiders; Pélegrina, la bru fidèle, la tendre Ruth de Braïda du Peyrat, cette Noémi infortunée brûlée à Montségur. L'une et l'autre avaient connu les deux patriarches albigeois Guilhabert de Castres et Bertran d'En-Marli. Puis vient Na Dias, fille de Ugo de Laura, de Cabaret, épouse de Bernard de Quiders. Puis Fauressa, femme de Gjjilhem du Mas, et mère de Guilhelmel et de Jordanet, les jeunes héros et martyrs de Montségur. Elle a reçu bien des fois les Amis de Dieu et même, étant malade, olle fut hérétiqure, ayant perdu la parole, dans sa maison du Pal de Sama, près de Laurao. — Palaisi du Mas, fils de Bernard et de Saurimonde, a servi, avec ses oncles et ses cousins, dans l'armée de Pierre-Roger de Mirepois, aux environs de Montségur. Un jour il entra dans la forteresse qu'il était curieux de visiter, et vit, devant un rocher, plusieurs vieillards assis au solcâl. C'étaient, lui dit-on, des hérétiques, mais il ne leur parla pas.
Jordan du Mas *, chevalier, est bien plus ferme et plus explicite. Il a fréquenté les Amis du Dieu; il les adora et entendit leurs sermons ; il vit I év(>que Bertran d*Ën-Marti au Mas et à Montségrur. 11
i. Il y eut trois Jordan du Mas : 1© Jordan le vieux (Jordauus senex), frère de Gui, un vieillard octogénaire, tué d< vaut Moiitsttgur; '^ .forlan, uls de Gui, sorti vivant de Montségur et traduit ici devant l'inquisition; 3^ enfin Jurdanet, le héros et le martyr adolescent du Thabqr.
Tescorla souvent à travers les bois, et notamment d'une fonH, voisine de Mirepois, jusqa'à Saint-Julien de Lauragais où d'autres guides leur furent donnés pendant la nuit par Béatrix, femme de Bernard, seigneur de Saint Julien. Il camproinet son frère Aribert, et sa belle-sœur Flors, femme de Gaillard de Saint- Andréo *. Aribert du Mas, chevalier, visiblement troublé par les indiscrétions ^deson frère Jordan, a moins de solidité. Il avoue cependant qu'il a été plusieurs fois à Montségur. Il y était vers 1215 avec sa mère Garsena, témoignage précieux qui prouve de nouveau que Montségur ne fut point pris par Montfort, et confirme une fois de plus l'assertion du comte de Foix au 'Concile de Latran. Il a vu aussi au Mas Hertran d'En Marti et Bernard de Maireville dont son frère Bernard était l'acolyte. En somme Aribert n'a point adoré ni vu adorer les hérétiques. 11 ne les a point entendus parler de la mauraiseté des choses visibles, ni de Thostie consacrée. Mais il a entendu des clercs exprimer les erreurs attribuées aux (îathares.
Pierre Vidal affirme les mêmes choses des erreurs albigeoises entendues dans la bouche des clercs catholiques'. Mais il ajoute à propos des Capde-Porc que, lorsqu'il fut cité à Limons devant le frère Ferrier, inquisiteur de Garcassonne, Bernard, Jordan, Gaillard et Aribert du Mas lui défendirent