Ozanam. Balbo
2. Le noÊa de Virgile est ibère ainsi que celui de Dante Alighiéri.
réglise de Saint-Michel, en 1383. On voit encore des supplices en lAOOet jusque vers le milieu du xv* siècle. Seulement ces Albigeois dégénérés sont exécutés comme bandits, sorciers ou blasphémateurs.
Joan Triol del Bruel, bayle de Sentenac, fut condamné par les juges d'Albi (30 avriH446). Le bourreau de Salvagnac attacha Triol au Pilier du roi, lui perça la langue d'un fer rouge, et lui passant un crochet à la langue, le promena tout nu dans Albi, jusqu'à la porte du Biga. De là, l'exécuteur le conduisit à Saliers, où, l'attachant au poteau, il lui coupa l'oreille, pour punir l'entendement ainsi que la parole. Triol subit ce double châtiment comme contempteur de Dieu et du roi, c'est-à-dire probablement de l'Église romaine et de la domination française. Il est certainement un des derniers martyrs patriotiques du Midi *.
Le catharisme s'éteignit avec la nationalité romane dont il fut l'expression religieuse et la maison de Foix qui de l'un et de l'autre fut la personnification la plus vivace et la plus superbe.
Vers le milieu du xiv' siècle, la maison de Foix eut son magnifique épanouissement dans le comte Gaston III, surnommé Phébus, à cause de sa beauté, de sa longue chevelure et de son talent poétique. Le fils d'Éléonore de Comminges aima toute sorte de déduits, mais espéciallement les déduits de guerre^ de chasse et d^nmour. Il fut l'un des plus grands capitaines de son temps : sa vie fut une longue guerre ; il alla chercher les combats Jusqu'en Prusse, jus-