‹ Histoire des Albigeois (volume 5)Chapitre 297 sur 323 · Mira. — Piscem · texte numérisé non relu

Mira. — Piscem

demeure primitive des Fils di la lune, usurpée par les neveux de l'autre reine des cieux. Il n'est plus qu'une ruine énorme, dont les sinistres décombres n'ont conservé qu'un nom d'épouvante : Terridost La porte s'ouvre au nord du côté de la France. Son pont-levis est remplacé par une arche de pierre : cette courtine septentrionale est du temps de Louis XIV, Les hautes et fortes murailles de l'ouest sont de l'époque de François I**. Le donjon central, entouré de son fossé intérieur, nous offrit des constructions ogivales et des peintures gothiques, qui peuvent bien être du xiii* siècle. Avec quelle émotion nous découvrîmes sur une pierre abattue les armes de Toulouse : la brebis et la croix I Cette pierre certainement a vu le synode et la croisade. Les Albigeois, expulsés de Toulouse par le pape Innocent lil, se réfugièrent sur les terres du comte de Foix. Le patriarche Gauceli, recueilli au château de Mirepois, y convoqua un concile d'évôques et de barons (1204). Il est probable que le grand comte Ramon-Roger y assista, ainsi que sa sœur la vicomtesse Esclarmonde qui venait de se convertir à Fanjaus, mais ils demeurent sous le nuage. Le concile, avec le consentement tacite du comte, souverain territorial, et de la vicomtesse, douairière de Montségur, décida la reconstruction de ce fort romain du Thabor. Et pour signifier la volonté des princes et le désir des évoques à leur mandataire, le châtelain de Montségur, le synode députa vers Ramon de Pérelha, le patriarche Gauceli, avec deux évoques, Ramon de Mirepois, de la maison de Bélissen, et Ramon de

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