‹ Histoire des Albigeois (volume 5)Chapitre 70 sur 323 · Gallia chrUt.^ t. I, p. 19. — Martène, t. I, p · texte numérisé non relu

Gallia chrUt.^ t. I, p. 19. — Martène, t. I, p

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cieusement dans les cryptes de Sainte-Cécile (1255). Ce concile fut aussi Tadieu à la France et au monde dupapeInnocentIV.UItalieluiavaitété rouverte par la mort de l'empereur Frédéric II. Il quitta Lyon, rentra dans Rome, et mourut àNaples (1254). Sinibald de Gênes continua l'œuvre de son prédécesseur, Ugolin d'Anagni. Mais le Ligurien exagéra, jusqu'à la fureur, le génie de l'Hernique. Son pontificat est un des plus tragiques : il est rempli par le déchaînement forcené de Tlnquisition. Depuis la prise de Montségur, jusqu'au retour du roi (1244- . 1 254), il couvrit le Midi d'une montagne de ruines et d'ossements, pyramide funèbre au sommet de laquelle le concile d'Albi, sa dernière pensée, s'ouvre comme une fleur de sang. 11 eut pour successeur Rainaldo, neveu de Grégoire IX, qui prit le nom d'Alexandre IV *.

Le vrai pontife de ce siècle, c'était saint Louis. Il ne répudiait pas les iniquités de sa mère, de son père, de son aïeul, mais il était doux, justp, modéré; le roi Louis et le comte Alphonse promulguèrent des ordonnances pour l'exacte administration de la justice qu'ils voulaient égale, intègre, uniforme et identique dans leurs .domaines respectifs. On y sent le génie niveleur de la royauté. Mais en même temps le monarque défendait à ses sénéchaux et à leurs officiers d'épouser des filles du Midi : il maintenait la distinction entre les deux races, et l'autorité restait conquérante et française. Le sénéchal Sicard d'Alaman, et le viguier Pons

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