Jérémie, Lament
croknideB sont lee pins Tokdnes, Us plus anciennes et
les plus tenaces, car elles dureront mille ans. Ses héros ne sont pas les moins éclatants ; ce sont les Joannas cantabres de Toulouse, Munuza et Lampagie, Charles Martel et Charlemagne ; le Cid Campeador, les rois d'Espagne et les princes aquitains. Les romancéros sont les débris de cette Iliade Ibéro- Manreeqae. Au ziif siècle PËspagne fut submergée par TinvasioD africaine des Âlmoravides. Les troabadonrs chantent la guerre sainte du haut des Pyrénées. Ub descendent sur les bords de TËbre, dans les plaines de la GastiUe, et conyo^ent les princes aquitains dans ce yaste champ dos de la péninsule. Us trouTèrent comme auziliaireB le léonismè et le catharisme en deçà dn flenye, soit qu'ils se fassent conservés, depuis Vigilance et Priscillien, sur ces cimes escarpées de Catalogne et d'Aragon, soit que leur spiritualisme biblique et mystique parut nécessaire aux Espagnols pour mieux refouler le malérialisme catholique de Rome et musulman de la Mecke ; car» en définitive, c'est l'Esprit qui est le libérateur*.
Du nombre de ces troubadours guerriers fut M «rcabrus; Marcabrus, le Taillant Gantabre, ouvre le chemin ; Marcabms, le chantre plébéien, commence cette guerre chevaleresque ; Harcabrus, le poète léoniste, engage cette croisade contre Tlslam. Chantant de ville en ville, il fit deux (présîes) prédications poétiques. « Pax in nomine domini ». Marcabrusa