Troab. mmiiicriti
HISTOIRE OBS ALBIGBOIS 197
«^embarqua également. En montant sar son Tais*
seau, il faisait retentir ce noble chant. « Notre Seigneur nous ordonne à tons d'aller reconquérir le saint sépulcre et la croix. Que celui-là donc qui veut être eu sa compap:nio et vivre à jamais dans le ciel, meure ici pour lui ; qu'il fasse tous ses efforts pour passer la mer et exterminer la race des inddèles. » Pierre Cardinal est encore plus solenneL « Des quatre extrémités de la croix, Tane se dresse yers le firmament, l'autre plonge en bas vers l'abîme; nne troisième regarde Torient, et la quatrième Tooeident. La croix marque ainsi que le pouvoir du Christ s'étend à toutes les parties de runiYers. La croix est la vraie bannière du roi dont relève tont ce qui est. Certes ce fut une grande merveille que l'arbre où la mort était née nous portât de nouveau vie et pardon. Tout homme qui voudra l'y chercher trouvera sur la croix le vrai fruit de l'arbre de la science. Ce fruit si beau, ce fruit si doux, nous sommes tous invités à le cueillir amoureusement: caeilioQs-le donc tandis que la saison dur^; or, prendre la croix c'est le cueillir'. > .
Les deux monarques allèrent enfin prendre la croix à Véielai. Mais Ramon Y ne les suivit pas et rinfant de Toulouse n'imita pas son aïeul ni son bisaïeul. Les troubadours chevaleresques accompagnèrent les princes. Mais les troubadours patriotes et politiques, Bertran de Born, Pierre Cardinal, restèrent en Occident. La belle et blonde dame qui