Roger de Uoved. Rob. CSoggh. — Ghr. angl. — Marteoue
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Jehanne Plantagenet, de dix ans moins âgée que lui, mais déjà veuve de Guillaume le Bon, roi des deux Siciles ; princesse aventureuse, f^uerrière et mystique, et qui avait aussi un cœur de lion. Elle allait revoir Tlle célèbre dont à seize ans elle avait tena le sceptre. Un siècle s'était écoulé depuis qae le royaume de Naples et de Sicile avait été conquis par • des chevaliers normands» avant-garde des croisades. Les fils des rois des mers da Nord, s'étaient adoucis dans les délices de ces terres du Midi* Ces monarques pacifiques régnaient sur une triple population, mé< langée de Scandinaves, de Grecs et deBarbaresques. Princes catholiques, ils se faisaient bâtir des palais, des basiliques et des monastères par des architectes maures et bysantins, qui brodaient ces monuments de toutes les fantaisies du désert et de l'Orient. On y voyaitdes inscriptionslatines, grecques et koufliques, et toutes les religions semblaient être en fusion sous leurs coupoles aériennes, gonflées par le souâie mystique de T Arabie et de l'Inde. Toutes les religions se sont fondues et évaporées sur le trépied de ces volcans. Le pins grand mystique de la Sicile dans l'antiquité, c'est Empédocle; au moyen ftge» . c'est Joachim de Flore
Richard côtoyait l'Italie. A l'embouchure du Tibre, il reçat sur son vaisseau la visite d'Octavien,
évôque d'Ostie. « Le seigneur pape, lui dit l'évêque, Clément 111 serait heureux do te voir à Rome. » Je n'irai pas, répondit le monarque irrité. 11 reprocha