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Caâtia iebres et leos

HISTOIRE DES ALBIGEOIS f09

sar nue dernière cime; da haat de son cheval, il contempla la cité sainte, mais inexpugnable, hérissée de créneaux et de tours, et le dôme du temple à jamais couronné da croissant d^AUah. Immobile, il pleurait en silence. Puis, retournant son cheval, il redescendit vers la plage, et le spectre de sa capitale chimérique, le fantôme de la métropole idéale du monde chrétien, disparut dans les brouillards funèbres de la mer Morte

A Saint-Jean-d'Acre, il apprit que Philippe lui enlevait ses États du continent, et que son ftère lui dérobait son royaume d'Angleterre. Richard dès lors résolut de traiter avec Saladtn et de retourner

en Occident. Il fut question d'unir la sœur du roi, Jehanne d'Angleterre, à l'émir Malec-Adel, frère du sultan, en leur donnant pour apanage héréditaire la terre sainte et Jérusalem. Les évêques eurent horreur d'une paix qui laissait aux intidèles la cité de Dieu. Les deux monarques ne purent qae conclure une trêve de trois ans, trois mois et trois jours, après quoi recommencerait la guerre. L'Ëurope et l'Asie célébrèrent cet armistice par de magnifiques fêtes* Saladin vint à Saint-Jean-d'Acre, et le plus grand paladin du Christ reçut comme il le devait le plus grand héros de Tlslam depuis Mahomet. Richard offrit à Saladin des pas d'arme», des cours d'amour, des joutes de musique et de poésie. Les deux peuples luttèrent de la lance et de la harpe. Les deux monarques, assure-t-on, se mesurèrent en champ clos. Roi troubadour, Richard avait avec lui

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