HoYed. — Coggha
su HISTOIRE DBS ALBIQBOIS
les grands barons aquitains. Il a^ait même détaché le puissant vicomte de Limoges. Bertran de Born lit alors une belle et courageuse action ; il oublia ses anciens ressentiments et se déclara le champion du monarque malheureux. Il attaqua bravement le comte limousin vendu au roi de France*. Richard revint cependant, et, apiès avoir rétabli son pouvoir en Angleterre, put s'occuper des affaires du continent. « Qui fut content ? ce fut Bertran de Born, • 8*éerie son naïf bio^aphe. Le fidèle Bertran revit son héros retroQTé par Blondel. Il était loi-méme un Blondel des combats. Le roi et le troubadour marchent contre le vicomte Améric. Limoges s'était prononcé pour le monarque, Le traître tenait la campagne et avait déposé son trésor, le prix de sa trahison peutêtre, sous la garde d'un capitaine affidé, vendu comme lui, dans le château de Chaliiz (caslellum lucis) assis sur d'âpres rochers entourés de bois. Richard, toujours besoigneux, indigent de sa croisade et de sa captivité, fut attiré vers ce donjon écarté, par l'appât de ce butin, d'autant plus cher que c'était de Ter français. 11 arrive en toque et en costume de voyage et fait aussitôt à cheval le tour du monticule fortifié pour dresser ses engins de siège. Il indiquait le point de l'escalade^ lorsqu'une flôche des tours, décochée et affilée parla vengeance, vint en plongeant s'enfoncer dans sa poitrine, h^s 1 et dans le cœur de l'Aquitaine. Le monarque chancela et tomba dans les bras de Bertran de Born et de Mercadèr, capitaine do ses gardes. Le trop habile