‹ Histoire des albigeoisChapitre 169 sur 442 · Nécrologe de Fontevrauld · texte numérisé non relu

Nécrologe de Fontevrauld

su HISTOIRE D£S ALBiG£OiS

de Gaucelm Faidit, d'Userche, qui TaTait accompagné en Palestine :

« C'est une amère chose que d'avoir à chanter le malheur dont nous aurons éternellenient à gémir. Le chef et le père de la valeur, le noble Richard, roi des Anglais, u'est plus! Olil Dieu, quelle perle pour le monde !

« Mort est le roi I Nul ne fut son égal en largesse, en bravoure, en chevalerie. Alexandre, le vainqueur de Darius, ni Charlemagne, ni Arthur ne le valaient. A vrai dire, il était chéri ou redouté de toat l'univers!...

« Ah ! valeureux seigneur roi ! qoe feront désormais les armes, les grands tournois, les riches cours, les belles largesses, puisque vous ny serez plus, vous le guide et le modèle 1 que feront vos serviteurs et vos compagnons de guerre ?. . . ^

« Leur vie douloureuse sera comme une mort. Mais vos ennemis les Turcs, les Persans et les Sarrasins, qui tant vous redoutaient, croîtront en fortune et en orgueil; et leur conquête s'appesantira sur le saint sépulcre. Dieu le veut, car s'il ne l'eût pas voulu, vous eussiez été vainqueur, ô roi, ei vous les eussiez expulsés de la Syrie.

« Et désormais prince ni roi ne peut conserver l'espoir de recouvrer la terre sainte... Beau seigneur Dieu, 0 Chr.st miséricordieux, vrai Dieu, vrai homme^ vraie vie et véritable récompense, pardon* nez an roi Richard, car il implore votre grâce. Soavenez'voos comme il vons a servi sous la croix, et gardez-nous, Seigneur, de son trépas'. »

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