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H18T01BB DIS ALBIOBOIS
dit fièrement : Qui fa fait rot? Adalbert était I*oi^
gane de tous les priaces aquitains. Les etlorts de Hnjçues Gapet et de ses premiers successeurs aboutirent à peine à l'établissement de leur domination incertaine sur les cités de la Loire, et sur les landes du Berrj. La Creuse devint la Marche ou frontière de France, Mais Louis VII fit un pas immense vers le sud par son mariage avec Éléonore de Poitiers, Jiéritiôre da daché d'Aquitaine. La répadiation impolitiqae de cette reine dissipa le danger pour les peuples romans. Il renaquit bientôt par son second mariage ayec Henri Plantagenet» comte d'Anjou, duc de Normandie, roi d'Angleterre. C'était comme uu Aragon occidental ; le serpent océanien qui du golfe cantabre déroulait ses anneaux jusqu'à rirlande; cette Orca fabuleuse des poètes qui enveloppe le monde et cache sa tète sous le pôle. Au delà de la Loire régnait le lion de France. Le Midi ne put désormais être en repos qu'en attisant la rivalité des deux monarques du Nord qui, grâce à l'unité, à la hiérarchie féodale et à la ' barbarie guerrière, étaient plus puissants qne les princes romans dont l'organisation fédérative, les libertés municipales et la civilisation pins avancée fidsaient là faiblesse et la gloire. C'est ainsi que la Brebis de Tovlonse se troo^ vait cernée par un lion et deux dragons.
GHAPITRË II
Tanloiiae. — Ramon V. — Son alliance «Tee le roi de France. — Sugnenrt contn 1m roi* d*Angon et d^Angbterre.
ToaloQse est d'origine ibérienne. Son nom est ibère ^ Ibère encore son symbole solaire etpastoral, le BôUer. Les Askes' la constrni si reat d'abord sar les ccyteanz da Pech-Dand (mons dividai»), aibdesaoas du oonflaent de l'Ânège et de la Garonne. Vaste bercail» elle resta inconnue jusqu'au joar où Rome, sa grande sœur italienne, ayant conquis la ProTence, fondé Narbonne, rencontra sur ses faaatenrs l'agreste Tolosa, et l'entraîna captive dans sa gloire. Rome la fit descendre dans la plaine, l'assit sur la rive droite du grand fleuve, et la ceignit d'un hémicycle de murailles fortifiées de dislance en distance de vastes tours. Ces remparts se terminaient au sud par deux forteresses ; le castel Narbonnais et le Basade, baignte parla Garonne, qui torrentnensement
i. Toi, hanteiir, fortereifla, dga^ «uqvd, banfod. 8. Baïqiiee, Oasqnea, Buiqvae.
4» UlSTOiHE DES ALBIGEOIS
deseend des Pyrénées Ces montagnes, dont les cimes de neige dentellent nn ciel de fen, lai fournissaient des troupeaux, des métaux, des mat-bres. Ses Thermes, tPabord rustiques, puis décorés de portiques éclatants, faisaient les délices des Romains. Toulouse avait un temple au dôme d'or, consacré à Janus (Apollon), et un temple au dôme d'argent, consacré à Jana (Diane), dieux de la lumière, amis de^ Askes. Peut-être, selon le génie de rOrient» leur berceau, plaçaient-ils la source éthérée de lenr sang dans cette dernière déesse qo'ils adoraient sons le nom d'A8> kéra et d'Âslartéa, lenr céleste aXeole. La cité devenue chrétienne dédia ses sanctuaires célèbres à la Vierge, ih'ère dn Christ*. C'était la Rome de la Ga* ronnêf la TîUe Palladienne, féconde jusqu'au dernier jour dans les arts. L'Aquitaine eut avant de tomber sous les barbares, une arrière-saison de science, d'éloquence et de poésie, dans Rutilius, Paulin de Nola, Ausone (]ui décrivit ses villes romaines, et Suipice- Sévère qui narra, dans le martyre <ie Priscillien, le prologue de notre tragique histoire'. Toulouse fut trois fois métropole ; sous les Goths, sous les Joannas d'Aquitaine, sous les fils de Gharlemagne, et tente de la redevenir une quatrième fois sous -les Ramons. L'empire carlovingien s'écroule; Loup est vainqueur ft Roncevauz; Ursio reprend Narbonne et fonde le marquisat de Qothie. Ses descendants groupent autour de Toulouse' la SeptimatuCy la Vasconie,
. 1. GuteUom Narbonenae. — Cantullnm Vadaenli, du gué de
Ift Garonne.