‹ Histoire des albigeoisChapitre 205 sur 442 · Zarita. Gront.de Aragofi · texte numérisé non relu

Zarita. Gront.de Aragofi

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cerdotaie et la sanction théocratique. Contre le droit populaire il se réfugiait dans le droit pontifical et surnaturel. Il jeta sa couronne plébéienne et sa dignité royale aux pieds d'Innocent III et reçut deH mains du pontife celte couronne d'Aragon, vassale désormais du Vatican, et yoilée d'un mystère et d'an nuage. Il jura Textermination des hérétiques et se mit à rezéouter à son retour en Provence.

Il j avait dans l'Albigeois, aux portes même d'Albi» le château der£soure ^ donné, disait-on, par Roberty roi de France^ à Sylvestre II, l'illustre pape aquitain. C'est de ce château que le cardinal d'Albano s'était, avec la croisade et la dévastation, précipité sur l'Albigeois. Il en avait chassé les jlls de Vézian auquel Gerbert l'avait inféodé. Ces chevaliers avaient embrassé le catharisme. Après la croisade ils étaient rentrés dans leur manoir paternel. Le roi d'Aragon vint assiéger l'Ëscare, en rendit hommage au pape, et consentit à payer un cens annuel à r£glise romaine Pendant qu'il se faisait ainsi le vassal et le champion du saintHBiège, ce briUaniprince^non moins léger néophyte que volage époux, disputait au trouhadour Ramon de Miraval le cœur d'Aladals de Boisseson, dame de Lombers, et déjà projetait de répudier la reine Marie de Mont-* pellier. Telles étaient les inconséquences de ce jeune roi qui devait être un héros de l'Espagne contre l'Islamisme, et un martyr de l'Aquitaine contre Rome et la France,

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