Morérî. ' D*Hosier. — Armoriai de Fr
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peine âgé de dix ans, écoutait les instructions des docteurs albigeois, et c'est dans ses vallons sauvages qu'il préludait, dans ses chasses contre les loups et les sangliers, à ses prouesses héroïques contre les hordes de la croisade * .
Le cloître cathare du Gastellar étant terminé, la vénérable Fais, renonçant à toutes ses grandeurs chevaleresques pour vivre, humble servante du Paraclet, auprès d'Esclarmonde de Foix, dit adieu à son manoir et à ses vassaux de Durfort. Après une halte au château de Saverdun, elle traversa TAriège, et remontant la rive droite du fleuve, accompagnée de ses deux fils Sicard et Adhémar, de ses parents les Villemur de Palhers, de Saverdun et de Marquefave, de ses amis de Massabrac, de Juslignac et de Cintegabelle, et de valets, conduisant les chariots et les bagages, long et nombreux cortège d'une grande matrone romane qui se relirait du monde, arriva bientôt à la porte septentrionale de Pamiers. C'était une épaisse et lourde arcade romane située entre l'église rustique du Camp qui, comme son nom l'indique, était construite hors des murs, ella Tour, forteresse de l'abbé, qui hérissait de ses créneaux le monticule funèbre appelé de nos jours h Calvaire. Dès que le commandant monastique de ce fort vit arriver la vieille châtelaine cathare sur sa haqueuée pacifique et avec sa longue et sinueuse escorte ondulée dans la plaine, il descendit précipitamment de sa •hauteur, et saisissant la bride de la monture de Fais