‹ Histoire des albigeoisChapitre 270 sur 442 · Fleury, Hitt. de l'ÉgU · texte numérisé non relu

Fleury, Hitt. de l'ÉgU

HISTOIRE OBS ALBIGK018

main^ sar les nuées da ciel. Céphas se mélamorpho« sait en Japiter, assemblenr des tempêtes.

Océgoire VU termine le cycle immense de TÉglise qoi dore mille ans. L'ecdesia grecque, c'est la réanion des citoyens dans TAgora. L'Église est d'abord une démocratie. Elle a donc passé de la démocratie des fidèles à Taristocratie des évôques, puis à Toligarchie des patriarches, enfin à l'autocratie des papes. Elle a évolué en Église populaire, fédérative, impériale, barbare, féodale, et la voilà théocratique. C'est sa forme définitive et romaine*. Mais pendant dix siècles, elle a roulé de cercle en cercle, comme un astre échappé, dn zénith au nadir, du Christ, dit Joachim de Flore, à T Antichrist. L'ecdesia primitiTe existe dans la papanté comme la république dans Vimpenum romanum, Grégoire VII en est le César sacerdotal, le vicaire olym* pien*. Certes nous ne méconnaissons pas la grandeur de Rome et de Grégoire de Soana. Le pontife est magnifique et son œuvre est énorme. Cet empire romain spirituel, cette magistrature du genre humain, ce tribunal univei'sel des âmes, ce vicaire de Dieu tenant les clefs du ciel et de l'enfer, c'est colossal, fantastique, Tertigineuz» mais construit, comme nne Babel de vapeurs, sur un chaos de fictions foudroyantes. Pour coDStruire sa théocratie, Grégoire a dû supprimer trois choses, le peuple, la BiUe et le Christ.

Grégoire VII est un colosse, et son œuvre est titanesque* Titanesque, ayons-nous dit, et quoiqu'elle

Page 1