‹ Histoire des albigeoisChapitre 275 sur 442 · M. Pasquier : Ârch. pal. de Fois · texte numérisé non relu

M. Pasquier : Ârch. pal. de Fois

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Lie Ithaque de ce Téléraaqae féodal, élève de la Sagesse éternelle. Mais par la terre il s'élargissait dans les riches et vastes domaines de Lavelanet, de la Roca, de Bélestar, de Montséi^ar; et par la race, il s'élevait dans les hautes et superbes alliancds des Bélissen, des Moatservat, des Darfort. EnÛJHf Ha* mon époasa Na Gorba de Laatar, de la maison des Hanold, qai prôteadaieot descendre des JaoDnas cantabres de Touloase, ducs ou rois d'Aquitaine, yainqaenrs des Manres et rivanx des GarloTingiens.

Le patriarche Gaacéli, Gaillabert de Castres son coadjatcur, vinrent de Mirepois et de Fanjaus, bé* nir cet hymen de l'Éliacin du catl^arisme, hymen contracté sous les auspices des évôques et des comtes de Foix. Des fêtes mélancoliques réjouirent un instant les châteaux assombris de Perelha et de Rocaâssada. Leur félicité s'enveloppait du deuil de la patrie romane. C'était l'héroïsme chevaleresque épousant la pureté et la coiisolaHon du Paraciet. Les poètes célébrèrent la Lampa^^ie et le Munuza dé l'albigéisme pyrénéen, L'éponse descendit de son donjon paternel, passa le torrent, et entra dans son manoir conjugal oûelle fut reçue par ses parentes, Fornéria de Perelhe, BraTda du Pejrat, Cécilia de Bélissen, Aladaïs de McKs^abrac. Mais bieriiôt après, l'amant emporta sa félicité craintive et ses amours menacées sur les cimes de Alojitséjur, dans le voisinii^e du ciel. La Salamite du xii® siècle suivit son époux dans les antres des léopards. La forteresse du Thabor s achevait. Ou terminait les deux barbaca* nés. On hâtait l'œuvre nationale en entendant dans le lointain les sombres mugissements de la croisade, ir. 2

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Gesfétes nuptiales de Toulouse, deFoix, de Perelha, réunissant les princes, cachaient, sous leurs jeux cheyaleresques, les préparatiû de la défense patriotique.

. La croisade, nous le savons, était résolue depuis* trente ans. Elle avait été tentée par Aîbano, puis arrêtée par Saladin, suspendue par AlinaDzor. Après la conquête de Gonstantiriople, Innocent III reprenait l'armement contre Toulouse. Il en fulmine la menace du haut du Vatican. C'est sa lettre terrible à Ramon VI. La guerre que ce prince fait à ses vassaux de Provence, guerre qui semble liée à la cause albigeoise, sert de motif à la philippique pontificale.

« A noble homme, Ramon, comte de Toulouse : l'esprit d'un conseil plus siage!... Ahl quel orgneil B^est emparé de ton coeur, homme pestilent I Tu ne veux pas conserver la paix ayec tes voisins, tu t'écartes des lois divines, et tu te rapproches des ennemis de la Foi. A charge aux hommes, veux-tu l'être encore à Dieu, et no craius-lu pas les châtiments temporels parce que tu te ris des feux éternels? Tremble, pervers, que ta guerre envers le prochain et ton injure envers Dieu ne t'attirent un double châtiment 1... Et qui es-tu pour refuser seul la paix, pour profiter des divisions de la guerre, comme les corbeaux qui vivent de cadavres?... Impie, cruel et barbare tyran, n*e8-tu pas confas de protéger les hérétiques? et quand un évéque t'en blftmait, tu as répondu que leurs croyances étaient mmlleures que oeUes des catholiques t

c...Tu as commis encore d'autres excès envers Dieu. Tu refuses la paix ; tu guerroies dans les jours de iétes; tu ravages les monastères; tu changes les

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églises en forteresses; ta as chassé de son siège Fé- ▼éqae de Garpentras; ta donnes les eliarges pnbli-

qnes à des juifs, à la honte du christianisme. C'est pourquoi nos légats t'ont ftxcornmuniô... Nous confirmons leur sentence... Mais comme nous sommes sur la terre pour le redressement des pécheurs, nous t'ordonnons de mériter par une prompte pénitence la grâce de rab<olution. Sinon, comme nous ne pouvons laisser impunie nne si grande injure à l'Église universelle et à Dieu, sache que nous ferons saisir tes terres, que ta tiens de TÊglise romaine, et qae nons soulèverons les prînces contre toi comme contre un ennemi de Jésus-Christ. Et la fureur du Seigneor ne s'arrêtera pas là! Il t'écrasera. » {29 mai iSOT.)'

Cette catilinaire théocratîque est antérieure à Tonverture des conterences du Castellar. Elles achèvent d'exaspérer l'impérieux pontife. Il lance le suprême coup de foudre du Vatican (17 nov. 1207). Il écrit au roi de France. Il ordonne à Philippe-Auguste de marcher contre les ennemis de l'Église et de Dieu, accordant contre les Albigeois les mômes indulgences que contre les Sarrasins. Il écrit de môme au duc de Bourgogne, aux comtes de Bar« de Nevers et de Dreux, aux comtesses de Blois, de Trojes et de Normandie, ft Guillaume de Dampierre et à tous les aa« très barons, chevaliers et fidèles du royaume de France. Le comte de Toulouse, cependant, avait interrompu la guerre contre les Provençaux, mais il avait refusé l'expulsion des hérétiques. Les deux lé-

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