‹ Histoire des albigeoisChapitre 321 sur 442 · G. de Tudelle, sir. XXXVII, Ters · texte numérisé non relu

G. de Tudelle, sir. XXXVII, Ters

2. Pierre de Vaux-Cortiay place la teddilion dt» Limous après la prise de Mirepois et de Pamiers. Évidemment il se trompe, car Limous t'^Uit r«ndu dès les premiers jours au rouUsr Piorro d^An^onn «e* eonsnlt étaient tobqs à GareassoniM ùân laar aoamissioB ofleialla à MoutTort, qjai dot «a prandr» pMMeildB a«aaiiei»

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grappes blondes et aux vins d'or, conquis au pied des Pyrénées.

Montfort prit encore aux environs de Lîmous plusieurs petits châteaux dont il fit attacher les chevaliers à des potences. Eulin il vint assiéger Preixan sur l'Aude, entre Limous et Carcassonne, qui appartenait au comte de Foix, dot de sa mère, Sé* sélia de Trencabel. Pendant le siège, le comte Ramon- Roger accourut, et dans Teifimment universel, ne pouvant résister seul contre la croisade, fit sa paix avec le légat^ remit le chftteau à Montfort, et laissa en otage son pins jeune fils^ le petit in&nt Âméric de Fois.

Le conquérant, maître de Limous au sud, revint • au nord attaquer Saxago. C'est un ancien castellum romain, assis, comme sou nom l'indique, sur un contrefort de rochers (Saxa), entouré d'un ravin profond, où bouillonne un torrent, la Bernasonne. 11 domine un canton bocager et pastoral, montagneux, mais moins aride que le territoire contigu du Cabardez. Son puissant dynaste était à cheval sur la Montagne-Noire. Il possédait au sud Saissac, au nordHautponl, à l'ouest^ à la racine de la chaîne, Puilaurens. Un de ses rameaux avait produit les vicomtes de Fenouillèdes sur les Pyrénées; un autre s'intitulait fièrement m de VHautpaulloia^ et sa forteresse inaccessible était le Pic de Nora. Bertrand de Saissac avait été nommé par Aladaïs régent des États de Carcassonne et tuteur du jeune vicomte. L*austère régent avait pour argentiers les juifs, pour ministres les cathares. Ni le légat ni Montfort n'oublièrent le redoutable baron. IJs vinrent Tas-

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siéger dans sa forteresse, et, après un sanglant assaut, en occupèrent les tours. Montfort donna le glorieux donjon à son cousin Bourchard de Marly, qui, dans ce magniOque fief, oublia son manoir natal de Mirabilis, locus*, dont les âèohes aigués dominent le cours sinoeox de lu Seine, l'immense tapis de la forêt de Laya, et les sombres tours de Saint-Germaio, résidence favorîte des rois capétiens.

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