Guil. de Tudelld, LXXII
HISTOIKE DES ALBIGEOIS
^elques traands trooTés dans les souterrains. Leur ignobilité fut leur saint. Montfort, pour garder Lavaur égorgé, ât construire une bastide en amont de
TAgout, et donna plus tard à la maison de Voisin le château d'Ambres, vers le Dadon, qui est le torrent de Lombers *. Puis il quitta la cité-martyre, et marcha sur Puy-Laurens pour se venger du mobile Sicard qui Tavait trahi, et qu'il soupçonnait d'être la cause du mas^sacre des Allemands» Il donna son château à Gui de Lucé et repassa par la plaine faneste deMontjoie. La preniière fois^ il n'ayait pu que ramasser les Uessés ; maintenant il youlait rendre les derniers honneurs aux morts. La terre était incrustée d'ossements. Une colonne de lumière flottait sur le champ de bataille. C'est l'évêque de Toulouse qui le dit à Innocent III et à Pierre de Vaux-Gernay. Lé vapeur de lumière et Tauréole de sang ont disparu; mais depuis six cents ans, la charrue du laboureur déterre du champ de bataille des armures et des ossements. La plaine du massacre s'appelle encore le Champ du sang, et, par une âpre ironie» la McnUJoie. Joie yengeresse de la patrie 'I Sépulcre triomphal !
Ainsi Montfort, avec la protection dlnnocent III, la conniyence de Philippe Auguste, le secours armé des princes, le concours des éyéques, le fanatisme de tous les yagabonds de TEurope, sans compter les