‹ Histoire des Arabes (volume 3)Chapitre 40 sur 53 · LES KHALIFES DE BAGDAD DEPUIS MOSTAKFJ · texte numérisé non relu

LES KHALIFES DE BAGDAD DEPUIS MOSTAKFJ

Dans la capitale des Abbassides, !«■> Khalifes, réduits ■> l'état de fantômes impuissants, se succédaient sans que leur histoire offre le moindre intérêt. Leurs noms sont des intitulés de fastes el sont utiles, étant frappés sur les monnaies, pour l'établissement de synchronismes certains. Après Mostakfî,on voit régner Moutî' de 334 à 363 946-974), Tâï* jusqu'en 381 992 et Qâdir jusqu'en 1*22 1031 . Sous les émin omarâ, Bouïdes el chiites, leur pôle ne pouvait être que fort effacé. Les Chi'ïtes, grâce à la protection <lc la dynastie effectivement régnante, s'étaient fort multipliés à Bagdad et, pour échapper à la juridiction du grand-cadi sunnite, avaient obtenu la nomination d'un naqîba inspecteur qui dirig leur communauté. Mais le sunnisme allait de nouveau triompher à la suite de la conquête <!<■ la Perse parles Seldjouqides, Turcs venus <le l'Asie Centrale, sous le Kli.ilif.it «!<• * > ; 1 1 1 1 1 . Le •!'■) ramadan 447 18 décembre 1055 le Seldjouqide Toehrul-beg faisait son entrée à Bagdad. Leurs succès ne s'arrêtèrent pas là : en 'i<>."> 1 * » T 1 . I«'^ troupes de Malak- Châh, commandées par Atsiz, s'emparaient de Jérusalem et en 168 1076 <l<' Damas. Une autre branche des Seldjouqides s'infiltrail un peu plus tard en Uie Mineure el enlevait ces cou tic es ,i u \ I . recs Byzantins, à titre définitif, pour la première fois depuis si longtemps «pic les troupes de Constantinople en défendaient l'accès aux Arabes; elle \ fondait la dynastie des Seldjouqides de Roûm a y* et

Siwâs pou r capitales.

Bien que sunnite, Toghrul-beg négligea pendant un peu plus d'un an de rendre visite au pontife relégué dans ses appartements particuliers ; mais il finit par admettre qu'il ne lui était pas permis d'ignorer la présence à Bagdad d'un pouvoir spirituel reconnu par nombre de populations sunnites. Il lui fit donc une visite cérémonielle ; le Khalife le fit asseoir à côté de lui, pour lui faire honneur. Par contrecoup, cela releva rinfluence du Khalifat. Cependant la conspiration du Turc Arslan el-Basâsirî, ancien commandant des troupes bouïdes, qui entretenait une correspondance avec les Ismaéliens depuis les progrès des Seljouqides, mit Bagdad pour un temps entre ses mains : el-Qàïm dut s'enfuir, et la prière publique, dans les mosquées de la capitale, fut faite au nom du Khalife fàtimide el-Mostançir (13 dhou'lqa'da &50 = Ie'" janvier 1059).

Le succès d'el-Basâsirî à Bagdad ne dura que quelques mois. Vers la fin de l'an 451 (1060), le Khalife Qâïm était rétabli par Toghrul-beg dans sa capitale. D'autres Khalifes lui succédèrent sous la protection des Seldjouqides : Moqtadi en 467 (1075), Mostazhhir en 487 (1094), Mostarchid en 512 (4118), qui réussit à reprendre, au milieu des luttes et des guerres qui suivirent la mort de Malak-Chàh, un peu de son pouvoir temporel et à régner effectivement à Bagdad et dans une grande partie de l'Iraq ; il fut assassiné dans sa tente par des Ismaéliens, peut-être à l'instigation du Sultan Seldjouqide Mas'oùd. Ensuite vinrent Ràchid (529-1134), bientôt déposé, Moqtafî, son oncle (530-1136), Mostandjid (555- 1160), étranglé dans son bain par des grands dignitaires de sa cour, Mostadî (566-1170), qui vit disparaître la dynastie Fâtimite, Nâçir (575-1180 qui eut le malheur de régner au moment où les Mongols commençaient à dévaster le monde musulman. Ce dernier était avare, et développa beaucoup l'espionnage auprès des souverains étrangers ; policier dans l'âme, il courait la nuit dans les rues de la capitale, pour entendre ce qu'il s'y disait; à côté de cela, il était grand constructeur et fit élever de nombreux édifices d'utilité publique. Zhâhir (622-1225) et Mostançir (623-1226), à qui l'on doit la construction de la fameuse université Mostançiriyya, décrite

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