‹ Histoire des Arabes et des Mores d'Espagne, traitant de la constitution du peuple arabe-espagnol, de sa civilisation, de ses mœeurs et de son influence sur la civilisation moderne (volume 3)Chapitre 13 sur 63 · HISTOIRB DES ARABES ET DES MORES D'ESPAGNE · texte numérisé non relu

HISTOIRB DES ARABES ET DES MORES D'ESPAGNE

auxiliaires, et enfin leors rivaux, renyersent le trône des khalyfes, et Fempiré, déchiré par les querelles des deiu raoes, se divise en plusieurs petits Etats. A la hr vear de ces événements, les chrétiens se fortifient, s'étendent peu & peu , et s'emparent de Tolède, ancienne capitale de la monarchie gothique (1085)* Effrayés des progrès de l'ennemi, les émyrs qui se sont partagé les débris du khalyfat de Gordoue appellent les Almoravides à leur aide. Youzef arrête, en effet, les chrétiens ; mais il dépossède ensuite tous les émyrs, et fait de l'Espagne musulmane une province de son empire d'Afrique (1094).

Une fois aux mains des Mores, l'Espagne passe, comme la Berbérie, des Almoravides aux Almohades, et lorsque l'empire de ces derniers s'écroule à son tour dans une longue anarchie, elle se partage également en lambeaux. Alors les Espagnols poursuivent aisément leurs conquêtes. Jacques P' d'Aragon prend Valence; saint Ferdinand de Castille prend Gordoue, Séville et Cadix. Les Mores, qui habitent encore quelques provinces, sont partout vassaux des chrétiens (1252).

Le territoire de Grenade, où se sont agglomérées toutes les populations musulmanes, sous le gouvernement d'Aben-al-Hamar, devient un royaume, d'abord tributaire, puis indépendant de celui de Gastille, et qui subsiste ainsi, grAce à la rivalité des Etats chrétiens, jusqu'à la réunion de T Aragon à la Gastille, par le mariage d'Isabelle et de Ferdinand. La prise de Grenade (1492), sous les rois catholiques, met le dernier terme à la domination des musulmans en Espagne.

Les descendants des Arabes et des Mores, demeurés

par capitulation dans cette contrée, sont forcés d'embrasser la foi chrétienne (1502). Mais, toujours séparés, sous le nom de Morisquei^ des Espagnols vieux chrétiens, qui conservent contre eux leur haine séculaire, ils sont enfin chassés en masse de l'Espagne (1610) ; et ceux qui survivent à la déportation, dispersés par tout le monde, se perdent au milieu des populations étrangères.

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