XXIX. Dzou-Nowas, de 490 à
XXX. Als Dzou Djadan, v. 525.; vice rois Abyssins; Aryat,v. 525; Abrahah - el - Aschram, v. 537 ; Yacsoum, fils d’Abraliah, v. 570; Masi ouk, frère d’Yacsoum, v. 572; Madi-Carib , prince Hémyarite, règne v. 575, comme vassal des souverains de la Perse qui jusqu’en 606 envoient des vice-rois dans l’Yemen.
Les érudits ont encore un grand nombre de dissertations à écrire sur cette liste présumée des princes de l’Yémen ; le dernier travail de JV1. C. de P. soulève bien des objections. Voyez Silvestre de Sacy ( Mémoires de V Academie des inscriptions et belles lettres, t. XLV11I et L), les opuscules de M. Fresnel, Nowairi, Hist. imp. vet. Yoct., et M. Jomard, Études sur l’Arabie, p. 107.
Note 4, page 40.
Les principaux ouvrages à consulter pour la biographie de Mahomet, sont : 1° la Vie de Mahomet, extraite d’Aboulfeda, publiée par Gagnier, à Oxford, en 1723, in-fol. et sous un autre format, à Amsterdam 1732, 2 vol.; 2° Abulfedæ annales Moslemici , trad. de J. Reiske publiée par Adler, 1789-1791 ; la Vie de Mahomet, d’Aboulfeda, a été donnée en anglais par M. Murray, et en français par M. Desverger; 3° la Vie de Mahomet, par Prideaux , 1697 , in-8° ; 4° la Vie de Mahomet avec des réflexions sur la religion mahornétane, par Boulainvilliers, Londres, 1730, panégyrique souvent inexact; 5° Histoire de la vie de Mahomet législateur de l’Arabie, par Turpin, 1773 , in- 1 2 , ouvragé peu estimé; 6° l 'Histoire universelle traduite de l’anglais, t. XLI, in-8°, critique quelquefois injuste; 7" Sales, Introduction de la traduction anglaise du Coran, 1751, et Duryer en tête de la Traduction de l’Alcoran , Amsterdam, 1775; 8° Maracci (Mahometis auctores alcorani vitæ rerumque gestarum synopsis), dans son Prodromus ad refutationem Alcorani, Rome, 1691, iu-fol., etc.; 9° Ockley, The history of the Saracens, chap. Ier ; 10° la notice publiée par MM. Audiflïet et Silvestre de Sacy , dans la Biographie universelle de Midland , etc.; 11° Caussin de Perceval déjà cité, etc.; 12“ C. Mills, His-
APPENDICE. 485
toire du mahométisme en anglais; l3°G.Weil, Mohammed der prophet, etc., Stuttgard, 1843; 14° Washington Irving, Life of Mahomet , New- York, 1850, etc.
1 Note 5, page 49.
Erpenius, Golius, Pococke, Zechendorf, Clenardus, Ravius, P. Fuffcrus et Danzius , ont donné quelques parties du Coran (C. Mills, trad. franc., p. 207). La première édition de l’ouvrage entier en arabe fut publiée à Venise, en 1530, par Paganinus de Brescia; une autre parut in-4°, à Hambourg, en i094, par les soins de Hineklemati ( Reinesii historia Alcorani , sect. 8, 9, 10, Lipsiæ, 1721). La plus célèbre est celle de Saint- Pétersbourg imprimée en 1787, aux frais de Catherine II, par Molla Osman Ismaïl, reproduite en 1790, 1793, 1796, 1798 à Saint-Pétersbourg, et àKasan en 1803, 1809, 1817, 1 8 1 9, 1821, 1839 et 1843 ; l’édition de Flugel, Lipsiæ, 1834 et 1842, celle de Redslob , Lipsiæ, 1737, sont particulièrej ment recherchées. Les versions du Coran, en persan et en turc, sont peu nombreuses. Il en existe aussi dans les dialectes javanais et malais ; ces trai ductions sont interlinéaires , bien que postérieures au khalife Walid, qui i avait décrété que la langue arabe serait celle de tous les musulmans. I Bibliander publia une traduction latine du Coran, en 1543, à la demande I de Pierre, abbé de Cluni. Arrivabene le traduisit en italien, 1547. En 1606 et 1641, parut l’ouvrage de Salomon Schweiggers, et André Duryer I publia, pour la première fois, à Paris, en 1649, une version française du I livre de Mahomet. La traduction latine de Louis Maracci (Padoue 1698),
ifit oublier les essais qui l’avaient précédée et partage encore aujourd’hui avec le beau travail de Sales (the Koran translatée! inlo english, Lon- | don 1734), l’approbation des orientalistes de tous les pays. Savary a donné, I en 1783, une traduction française du Coran avec un abrégé de la vie de I Mahomet, qui jouit d une grande estime ; la plus récente est celle de M. Ka- I simirski, Paris , 1840. Nous parlerons ailleurs des commentaires du Coran. I On peut encore citer les écrits distingués de Rh. Arnold, 1746, 01. Do- I may, 1754, F, E. Boysen, 1773, C. W. Augusti , 1798, F. G. Wahl, 1828, I L. Üllmann , 1840, E. W. Lane, 1 844, etc. Voyez aussi M. Garcin de Tassy | Sur un chapitre méconnu du Coran (journal asiatique, mai 1 842),. Z>e la j religion musulmane dans l’Inde, Paris, -1 83 1 , Exposition de la foi mu- | sulmane , etc. ouvrages dont la réimpression serait fort désirable.
L’appréciation du Coran par M. Oelsner (des Effets de la religion de | Mahomet pendant les trois premiers siècles de sa fondation , sur l’es-
Iprit, les mœurs et le gouvernement des peuples chez lesquels cette religion s'est établie (Mémoire couronné par l’Institut, en 1809), est faite avec un remarquable esprit d’impartialité ; on peut aussi consulter Herder, Philosophie de l’histoire ; dePastoret, Zoroastre, Confucius et Mahomet ; Montesquieu, Esprit des Lois; Michelin, Comment, sur la loi Mosaïque ; l’ouvrage du chevalier d’Ohsson; Forster, Mahomelùm unweiled ; Weil, Historié Kristiche einleitung in den Koran, Bielefeld, 1844. Voyez aussi Reland, de Religionne muhammedica ; Cotla, Exercit. de rel. muh.; Pococke, Sp. hist. ar.\ Hottinger, Hist. Orient.: de fato muh. diss. hist. critica, Lipsiæ, 1750, etc.; Pitt, Exposé de la religion de Mahomet ; la dissertation de M. Jones sur les Arabes, etc.
I Note 6 , page 61.
Voyez notre traité du Calendrier arabe ( Manuel de chronologie univer- I selle, t. H, p. 340 ). Mahomet avait ordonné que chaque année serait
APPENDICE
distinguée par un des événements les plus importants qui aurait signalé son cours. La première , celle de Vhégire ou fuite , fut d’abord nommée Vannée du pardon; la seconde, l’année de V appel aux armes et il en fut de même des quinze années suivantes. Mais sous le khalifat d’Omar (636), l’assemblée des principaux compagnons de Mahomet décida qu’on adopterait l’hégire comme point de départ unique et on la fit coïncider avec le 1er moharrem qui répondait, selon la conjonction moyenne, à la cinquième férié, c’est-à-dire au jeudi 1 5 juillet, 622 de J. C. — Les anciens Arabes se servaient de l’année lunaire de 354 jours huit heures quarante huit secondes, divisée en douze mois de trente et de vingt-neuf jours. Pour la faire concorder avec l’année solaire des Grecs et des Syriens , ils ajoutaient un mois tous les trois ans. Cette intercalation était appelée naçi, retard, et quoiqu’elle ne fût pas parfaitement exacte , elle suffisait pour maintenir une sorte de corrélation entre les dénominations des mois et des saisons. Mahomet supprima le naçi, et imposa aux Arabes l’année lunaire vague, en conservant néanmoins les noms des mois qui ne se rapportèrent plus aux saisons. — Les douze mois arabes sont moharrem (mois sacré), safar (mois du départ), rebi 1er (premier mois du printemps), rebi 2 (deuxième mois du printemps), djoumada l0,‘ (premier mois de la sécheresse), djoumada 2 (deuxième mois de la sécheresse), redjed (respecté ), schaaban (pousse des arbres), ramadhan (grande chaleur) , schoual (mois de l’accouplement) , dzoulcadeh (mois de la trêve), dzoulhedjeh (mois du pèlerinage). On a remarqué avec raison que safar signifiait vide et non départ; mais les scoliastes arabes expliquent que les Arabes laissaient leurs maisons désertes ou vides en partant pour la guerre sainte. Le mot schoual présente aussi quelques difficultés d’interprétation qui n’ont pas été résolues. — Les Arabes d’Afrique ont substitué les noms de aschour, de schaï-al-aschour, de mouloud et de schaï-al-mouloud, à ceux de moharrem, de safar, de rebi 1er et de rebi 2. Aschour (le dixième), et mouloud (la naissance du Prophète), sont des jours de fête qui tombent le 10 moharrem et le 11 rebi 1er. — Les trois derniers mois schoual , dzoulcadeh et dzoulhedjeh , sont remplacés par schahar afthour (cessation du jeune), bou’l-djelaib (mois du colportage), et al-aïd-al-kebir (la grande fête). Ces modifications s’expliquent par la célébration de certaines solennités du Calendrier africain. Nous avons donné ailleurs ( Manuel de chronologie universelle , t. II, p. 345), l’indication de ces diverses fêtes et des années bissextiles de l’hégire avec des tables de concordance entre cette ère et celle de Jésus-Christ.
Note 7, page 93.
Nous nous sommes conformé à l’usage, en écrivant Mahomet et non Mohammed, et si nous avons rétabli l’orthographe du mot khalife , nous n’avons fait que consacrer une rectification généralement admise. L’Académie française semble, il est vrai, dans son dictionnaire, rester fidèle au mot Calife; mais elle est reniée par son secrétaire perpétuel lui-même qui, dans une récente publication ( Introduction à l’ouvrage de Montesquieu : Grandeur et décadence des Romains. Paris, Ducrocq, 1851), remplace le c par un k et prend, d’après je ne sais quelle autorité, le mot Italife comme moyen terme. L’initiative de M. Villemain n’est pas heureuse, car il représente la même lettre par un k, dans kalife, et un peu plus loin, par kh. L’illustre rhéteur citant le célèbre biographe, Hadji-Khalfa, qui florissait au xvu" siècle et non pas au xie, et dont l’ouvrage a été traduit par M. Klügel en 4 volumes, estropie son nom et l’appelle TIadgi-Khaffa ; il
APPENDICE
parle des traductions arabes d’Aristote , et oublie , ou paraît ignorer, que Jourdain a traité ce sujet avec une rare érudition ; du reste il n’est pas le seul qui donne prise à la critique sur le terrain de l’orientalisme, et nous avons déjà eu l’occasion de faire observer aux éditeurs des œuvres de Laplace, publiées sous les auspices du gouvernement, que le nom de l’astronome Al-Nehavendi ( le Néhavendien, de la ville de Néhavend), ne doit pas s’écrire Alne-Vahendi.
Aujourd’hui que la possession de l’Algérie nous met continuellement en contact avec les Arabes, il n’est plus permis de défigurer, comme on le fait si souvent, les mots que nous leur empruntons, et la connaissance de leur alphabet, entrera bientôt ,nous n’en doutons pas, dans les conditions d’une bonne éducation ; mais, il faut l’avouer, ce ne sera pas chose facile que de régulariser certaines expressions qui ont pris droit de cité dans les livres modernes. Quand on réfléchit que les orientalistes n’ont jamais été d’accord entre eux sur la valeur réelle des lettres arabes, et qu’il suffit du déplacement d’un point diacritique pour produire les plus singulières transformations, on peut se faire une idée des combinaisons bizarres auxquelles l’esprit de système ou une lecture inexacte a plus d’une fois donné naissance. C’est ainsi qu’Abderrahman , dont nous avons fait Abderame est devenu Gabdorrhachaman dans YHistoire mahométane d’Elmacin traduite par P. Vattier; Moawiah , Mégavie; Abdelaziz, Gabdolquezige ; que du médecin Bakstishua on a fait laktisou, etc.
Je crois que le meilleur parti serait de prendre pour base d’une classification commune la grammaire arabe deSilvestre de Sacy, qui fait loi dans toute l’Europe ; le plus grave reproche qu’on puisse adresser à l’illustre philologue , c’est d’avoir indiqué une seule et même lettre pour représenter le kaf et le kef ; il en résulte qu’il écrit également al-kalb le cœur, et al-kalb le chien, quoiqu’en arabe l’initiale des deux mots soit différente. Plusieurs savants, et parmi eux M. Jomard, ont proposé d’adopter le q pour le kaf : mais fera-t-on accepter par un lecteur français les mots: qoran , qahtân , qoreisch ? 11 serait, peut-être, préférable d’exprimer le kaf par un c devant les voyelles a, o , u , comme dans calb , coran , cush , etc., et par un k avec une apostrophe (k’ ) devant les voyelles e et i. On distinguerait le Hé et le Ha par H et. H’, le Schin et le Sad par S et S’, en supprimant le ç, l’aïn para’ < u o’. De cette manière, on pourrait reconstruire aisément les noms arabes, si fréquemment altérés par les transcriptions les plus disparates. Mais il faudrait que ce système fût approuvé de tous les orientalistes et généralement suivi. Jusqu’à ce qu’une résolution unanime soit prise à cet égard, nous sommes obligé de reproduire l’orthographe de chacun des auteurs que nous avons à citer : Mahomet, pour le fils d’Abdallah; Mohammed , pour le pacha d’Égypte; Muhamad, pour les Khalifes ommiades d’Espagne etc., Iousef, Yousouf, Yusef, pour Yousef ou Joseph, Isaac et Ishak etc. En l’absence de toute règle , il faut bien respecter l’usage maintes fois plus puissant que la raison.
Note 8, page 1G6.
Les musulmans qui considèrent Ali et ses descendants comme les légitimes successeurs de Mahomet , admettent une succession de douze imans Imams) dont le dernier existe encore et doit reparaître avec le prophète Éiie au second avènement de Jésus-Christ. Ces douze imans sont :