VIII. Badis ben el Mansour
Naser.
V. Naser ben ala eines ben Moham- IX. El Aziz ben el Mansour.
rned.
A. Jahia ben el Aziz.
Voyez l'histoire d'El-Kairouani, traduite par MM. Pélicier et Rémusat.
On donne le nom de chéri f ou sckérif aux descendants de Mahomet par Hassan et Hosseïn, fils d’Ati et de Fathime. Les rois de Perse et les autres schérifs de l'Asie sont sortis d'Hossein , si l'on s'en rapporte aux traditions orientales : quant à la maison d’Hassan , elle s'est partagée en deux branches principales: la première subdivisée eu Beni-Kader . Beni- Eassan^ Beni-Baschem et Ber,i-Kitada donne des schérifs à la Mecque" et à Médine. A !a seconde appartiennent les rois du Maroc.
On peut voir dans l’ouvrage de Torrès relation de Vorigine et succès des ehérifset de l’état des royaumes de Maroc, Fez et Tarudant , traduit DarM. Charles de Valois duc d'Angoulême. 1636 , comment le Schérif Mahomet ou Benhamet prépara dès l'année 1508, la grandeur de sa famille en envoyant ses fiis Hamet ou Mahamet et Mohammed, à la cour de Fez. Les deux frères se distinguèrent dans quelques rencontres avec les chrétiens! * maîtres de Tarudant. en loi 5. ils s’emparèrent, en loi 9. de Maroc où l'aisé se fit proclamer roi. Le pins jeune, en 154 V, s'attribua toute l’aiito> rite, prit le litre de souverain de l'Afrique et fit huit ans après la conquête du royaume de Fez; il périt assassiné en 1557, après quelques démêlés avec les Turcs qui ne voulaient reconnaître en lui que le scheikh des Arabes.
Muley Abd-Allah.sau troisième fils, lui succéia el régna jusqu'en 15“4; il transmit le pouvoir à son fils Muley-Mohammed . qui, menacé par sou oncle Muiey Moine Muley Abd-d-Maïek , réclama les secours du roi de Portugal , don Sébastien. On sait quel fut le résultat de la journée d'Alcazar où les trois rois perdirent la vie. Muley Ahmed Labass. fut proclamé sur le champ de bataille, gouverna ses sujets au milieu des fêtes et des plaisirs de 157Sà 1603, et laissa le trône a Muley Cheikh qui ne sut pas le conserver.
A la suite d'une guerre civile qui se prolongea quelque temps, le plus jeune des fils de Muley Ahmed demeura en possession de la couronne.
Muley Ali. gouverneur de Tafilet, devait commencer bientôt après la seconde dynastie des Schérifs nommée File/y ; Muiey Mohammed , fils aîné et successeur de Muley Ali, fut renversé en 1664 par son frère Muley Archyd, qui étendit ses Étais du détroit de Gibraltar a a cap Non, et fut le plus puis- ( sant monarque de l'Afrique. Ce prince, de 1664 à 1672, inaugura ce système de cruautés inouïes que son frère Muley Ismaél , devait perfectionner encore 1 67 2—17 27 avec un raffiuement dont l'histoire heureusement offre peu d'exemples. Muley Ahmed Dehaby , quatrième fils de Muley Ismaél t n'occupa le trône que deux ans. 17 27 -Il 29; il fut remplacé par son frère, Muley Abd-Allah. Ce prince, déposé cinq fois par des prétendants à 1a couronne, resta enfin paisible possesseur de l’autorité, de 1742 à 1757; I il ne laissa qu'un fiis, Sidi Mohammed ^ qui, pendant un règne de trentetrois ans 1757-1790 , chercha à civiliser ses sujets et ouvrit des relations pacifiques avec les principales puissances de l’Europe. On lui doit la fon-
Note 12. page 310.
APPENDICE
dation de Mogador en 1760. Muley-Mohammed-Mahdi-al-Têzid , second fils, de Sidi-Mohammed et Muley Haschem, ne firent que paraître sur le trône. Après eux viennent Sidi-Soliman (1792-1822), et Muley-Âbderrahman, aujourd’hui régnant.
On peut consulter sur l’histoire des Scliérifs, outre l’ouvrage indiqué en têtede cette note, celle de Donibay (Agram. 1794 et 1801), les Relations de nos missionnaires de 1724, 1731 et 1742; Chénier, Recherches historiques sur les Maures et Histoire de l'empire de Maroc , 1787, etc.