Doyenné de Tirlemont (TAienen
Attenrode. — Chapitre de Saint Jean de Liège.
Autgaerden. — Chapitre de Visé.
Bautersem. — Le seigneur de l'endroit.
Binckum. — * Le commandeur de Chantraine.
Bunsbeek. — L'abbé d'Heylissem.
Butzel. — LeseigMurdel'endroit.
Cnmptich. — L'abbé de Saint- Corneille ad Inàam (Aix-la- Chapelle.)
Elixem. — * L'abbé de Ylierbeek.
Goidsenhoven. — > Le doyen du ehapitre de Saint-Denis de Li4;e.
Qrimbde.— L'abbé d'Heylissem.
Haekendoyer. — L'abbé de Vlierbeek.
Hauthem Sainte-Marguerite. — L'abbé d'Heylissem.
Eerckem. — L'abbé de Saint- Corneille ad Indam,
Meldaert. — Le chapitre de Saint- Barthélémy à Liège.
Melin. — Les abbesses de la Ramée et de Florival à tour de rôle.
Neerheylissem. — L'abbé de Flones.
Neerrelp. — La faculté théolpg.
de Lonvain.
Noduwez. — L'abbé d'Heylissem et le chapitre de Saint Jean de Liège à tour de rôle.
Oirbtek. — L'abbé de Vlierbeek et le chapitre de Saint-Germain de Tirlemont à tonr de rôle.
Opheylissem. — L'abbé de Flones.
Oplinter. — Le aeignear de l'endroit.
OpTelp. — L'abbesae de Linter lez-Tirlemont.
Tirlemont, plébanie. — Le chapitre Saint- Jean de Liège.
Tirlemont, hôpital. — Les reli-
gienses présentent k l'archevêque.
Tirlemont, bégainage. — Les supérieures présentent à Tarchevéque.
y issenaken Saint-Martin et Saint- Pierre. — L'abbé de Tongerloo.
Wevere. -» Le seigneur de l'endroit.
Willebringen. — L'abbé de Vlierbeek.
Yoici le tableau des paroisses et bénéfices-cures que nous trouvons desservis par des religieux au terme du dix-huitième siècle. Le premier mot indique le monastère auquel les curés appartenaient.
Affughem. — Opdorp, doy. ouest de Malines.
AvERBODE. — Messelbroecky Testelt^ doy. de Diest ; Rotselaer et Wesemaelf doy. nord de Louvaîn.
BoNNE-EspÉRANGE. — Eysinçen. doy. de Leeuw-Saint-Pierre.
DiuGHEM. — DenderleeuWj doy. d*Âlost; Over- et Neerheembeek, Jette^ Meusegherriy Wolvertheniy Rossem, doy. ouest de Bruxelles.
Caldenberg. — àainl'Jacques à Bruxelles; DuysbourÇf doy. est de Bruxelles ; Lennick Saint-Martin^ doy. de Leeuw- Saint-Pierre ; Neyghem^ doy. de Grammont.
Flones. — Opheylissem, doy. de Tirlemont.
St-Adrien de Gramiiont. — Ville de Grammont.
Ste-Gertrude. — Thielt Notre-Dame, doy. de Diest.
Grimbergen. — Cherscamp, doy. d'Oordeghera ; Berchem Sainte^ ÀgathefGrimbergen, Meysse avec Nieuwenrhode et Ophem^ Strombeek, Wemmel, doy. ouest de Bruxelles ; Ramsdoncky Ruysbroeck, doy. ouest de Malines; Hôpital (TAssche,
Groenendael. — Hiddenberg, doy. est de Bruxelles.
Hetussem. — Bunsbeek, Grimbde^ Hauthem Sainte-Marguerite^ doy. de Tirlemont ; Hoolede, fAnsmeaux^ doy. de Lëau ; Siurbemde, Thielt Saint-Martin^ Glabbeek^ Wersbeek^ doy. de Diest.
-ri INTKODf:CTIO.N DE LA PREITIÈRE PLBIODE.
SiiHT'MicHEL (Anvers». — ?iederocker$eelj doY- est de Malines. Xi5ovE. — yinove^ Oieghem^ Voorde, dov.deGrammoat; Lie-
deierke^ doy. d*Alo$t; Boreht-Lombeek^ Pamele, doy. de
Leeuw-Saint-Pierre.
Oratoire de St-Philippe. — Seherpenheuvel (Mont-Aigu),
Linckhoui^ doy. de Diest.
OiATOiRE DE Bérl'lle. — Saifit-Jcan^ à Malines ; Finistère^ à
Bruxelles; Laeken, doy. ouest de Bruxelles. Parc. — Archennes^ doy. sud deLouvain; (lorbeek-over-Loo^
Cortryk, Ueverlé^ Lubbeek^ Rhode Saint- Pierre, }\inghe^
doy. n'ii'd deLouvain; Haecht.Tremeloo^WackerzeeU Werch-
ter^ doy. est de Malînes ; Tervueren^ Jesukens-Eyk, doy.
i^i de Bruxelles.
TKt'TO.'iiQLE (Ordre;. — Becquevoirl^ doy. de Diest. To^GERLoo. — Saint-Sulpice de Diest; yotre-Dame de Diest;
NieuW'Rhode, Schaffen^ doy. de Diest; Yissenaken^ doy.
de Tirlemont.
Tromchie?(kes. — Sonneghem^ doy. d'Oordeghem. VicoGivE. — Denderwindekm^ doy. de Grammont. Vuerreek. — Lindettf dov. nord de Louvaîn.
Il saffit de jeter les yeux sur ces tableaux pour se convaincre que le chef du diocèse avait une part assez minime dans la collation des bénéfices-cores ou à charge d'âmes. Il lui appartenait, il est vrai, de faire examiner, conformément à la loi du concile de Trente (sess. 24, de réform. c. 18), ceux que les collatenrs ou patrons envoyaient au concours, et de leur donner la juridiction spirituelle {cura animarum), la faculté de prêcher la parole de Dieu et d'administrer les sacrements (1) ; il lui appartenait aussi d'instituer les bénéficiers par l'intermédiaire de l'archidiacre ; mais les églises paroissiales
(1) Dans le diocèse de MaUucs les cures se conféraient selon la forme du concours que prescrit le concile de Trente. L'empereur Joseph 11 voulut changer cette loi. Le cardinal de Franckenberg (Sym. Be^Al, 528) et les autres évéqaes belges protestèrent contre l'édit impérial.
INTRODUCTION Dfi LA PREMIERE: P£R10DK. 53
et les vicairies elles-mêmes étaient conférées par différentes corporations canoniales ou régulières^ par l'Université de Louvain, voire même par des abbesses^ des prieures et des laïcs. De là, il arrivait qu'un très-grand nombre d'églises étaient desservies par des réguliers du diocèse, nommément par les bénédictins et les prémontrés, mais aussi par des prêtres séculiers étrangers au diocèse par leur naissance et leur éduca- ^ tion cléricale. Si, d'une part, il est historiquement vrai que les anciens évéques et les papes, poussés par un sentiment de reconnaissance, avaient accordé le droit de patronat et les incorporations des bénéfices, s'il est juste de rendre hommage an zèle pastoral des réguliers qui ont travaillé au salut des âmes dans nos villes et nos campagnes, on ne saurait faire doote, d*un autre côté, que cette organisation ne fût peu faite pour faciliter l'administration diocésaine et maintenir rnnité. Nécessaire à l'origine, elle était devenue un inconvénient après l'établissement des nouveaux évêchés, du moins quand le clergé séculier était devenu assez nombreux. Par le concordat de 1801 et les bulles d'érection d'évêché faite par Pie YIl, les incorporations et les patronats sont abolis, de sorte qu'aujourd'hui les nominations se font directement par Tévéque diocésain. Ce régime de l'autorité centrale, à tout prendre, est plus parfait et plus profitable aux âmes.
VI. — Abbayet, prévoies et prieurés situés dans le premier diocèse
de Matines,
L'état monastique et religieux du premier diocèse n'était pas moins florissant que le clergé séculier. Bornons-nous dans ce paragraphe à la simple nomenclature des abbayes et des prévotés ou prienrés,en nous réservant d'exposer dans la première partie de la Belgique chrétienne l'origine des divers ordres et les développements qu'ils ont pris dans notre pays.
A. L'ordre de saint Benoit comptait au diocèse onze gran- ^
des communautés, à savoir :
54 UlTKODUCnOK DE LA PKKMIÈIUB PÉRIODE.
Quatre abbayes et une préTÔté d'hommea :
1. Saint-Pierre d'AffliçAern, aona la paroisse de Meldert, an doyenné d'Alost. Celte abbaye, fondée en 1088 par un chevalier da nom Gérard le Noir, fat confirmée en 1086 par le dnc Henri III et Gérard U, évêque de Cambrai (1). Le cardinal Guillaume de Croy, évéqne de Cambrai et archevêque de Tolède, profès d'Afflighem, y rétablit les anciennes observances en 1520, en sa qualité A'adminutrateur perpéiud dm Monoflère, comme il se qualifie lui-même. A Guillaume succéda son frère, Charles de Croy, évêque de Tournai, qui mourut en 1661. Du vivant de ce prélat, Afflighem fut incorporé au nouvel archevêché de Malines (1560); toutefois ^incorporation ne se réalisa qu'en 1569; elle a été maintenue sans interruption jusqu'à Textinction du diocèse et du monastère.
2. Notre-Dame et Saint-Médard de Fliârbeei, abbaye située près de Louvain (hors la porte de Diest), fondée en 1125 par Godefroid le Barbu, duc de Brabant, et confirmée en 1147 par Henri de Leyen, évéque de Liège. A l'origine, ce monastère n'était qu'un prieuré d' Afflighem ; il devint abbaye en 1173.
a réforme de Bursfeld y fut admise en 1518. S. Saint- Adrien de Orammonl,2LXX doyenné de ce nom. Cette abbaye fut fondée en 1081 sous les auspices de Bobert de Jérusalem. Les bénédictins de Grammont prirent la règle réformée sous l'abbatiat de Martin Le Brun, l'an 1627.
4. Saint-Sauveur à'Eename près d'Audenarde, au doyenné de Benaix. Cette abbaye doit ses commencements au comte Bauduin Y de Lille et remonte à l'an 1U63. La réforme de Bursfeld y fut introduite en 1522.
5. Prévôté de Notre-Dame de la Chapelle à Bruxelles, dépendant de l'abbaye de Saint-Sépulcre de Cambrai et redevable de son origine à la générosité de Godefroid le Barbu (1134).
(l) Voir nos Cioilisateun Crètient de la Belgique, pag. 220-223.
L'abbé da Saint-Sépnlcre nommait le curé et les chapelains de cette église.
Quatre abbayes et deux prieurés de bénédictines :
1. Abbaye de Corlenberg,euite Louvain et Bruxelles. C'est là que le duc Jean II, surnommé le Pacifique, tint la première assemblée nationale et publia la première constitution du duché de Brabant. La Charte de Cortenherg, qui a servi de base à toutes les autres, porte la date du 27 septembre 1312.
2. Abbaye noble du Orand-Bigard, entre Bruxelles et Afffighem, au doyenné de Leeuw Saint-Pierre. Elle dut son existence (1125) à la libéralité de Oodefroid le Barbu et à la piété de sainte Wivine. Ce monastère ne fut d'abord qu'un simple prieuré relevant d'Afflighem ; mais le pape Paul III le changea en abbaye, en 1548, sous Bobert de Croy, 71® évéque de Cambrai.
S. Abbaye noble de N.-D. de Foreet ou Vorst, sous la paroisse de ce nom, au doyenné de Bruxelles. Fondée en 1096 comme prieuré d'Afflighem, cette maison devint abbaye sépa rée vers 1238 par concession de Gui de Laon, 51® évéque de Cambrai.
4. Abbaye noble des Dames AnglaUet à Bruxelles, commencée en 1599 sous la protection des archiducs Albert et Isabelle.
5. Prieuré du PelU-Bigard, commencé entre 1234 et 1238 près de Pepioghen, transféré en 1251 au hameau Zeune sous la paroisse de Leeuw Saint-Pierre.