‹ Histoire des canadiens-français, 1608-1880 [microforme] (volume 3)Chapitre 8 sur 87 · PAR · texte numérisé non relu

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Ici commence l'histoire officielie des coureurs de bois. Depuis longtemps déjà des individus isolés se permettaient d'aller en traite au milieu des Sauvages, privant par là la colonie du travail de leurs bras et du secours qu'elle était en droit d'attendre d'eux. Petit à petit, la passion des aventures et l'espoir de faire fortune de cette manière avaient gagné

jusqu'aux habitants qui désertaient leurs terres ou les négligeaient de plus en plus. Un arrêt

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du 5 juin 1673 porta défense à tout Français sous peine de mort, de se tenir dans les bois plus de vingt-quatre heures sans une permission expresse du gouverneur.

Marie-François Perrot, nommé gouverneur de Montréal le 13 juin 1660, et arrivé avec Talon le 18 août 1670, mais placé sous la dépendance du séminaire de Saint-Sulpice, avait obtenu l'année suivante (14 mars 1671) une commission royale que lui apporta sa femme, Marguerite La Guide, nièce de Talon, Voyant qu'il relevait autant du roi que des seivneurs

de l’île, où il commandait, il voulut s'émanciper de certaines restrictions concernant la traite :

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c'est pourquoi il établit un poste, pour le commerce des pelleteries et celui des boissons, sur l'île Perrot un peu au-dessus de Montréal, Ainsi, rapporte La Hontan, avec deux mille écus d'appointement, il trouva le moyen d'en gagner cinquante mille, En même temps, il s'attribuait le droit d'administrer la justice, ce qui n'était point de son ressort. Les habitants lui dépêchèrent le juge Jean-Baptiste Migeon! chargé de leurs plaintes à cet égard ; Perrot emprisonna cet officier. Frontenac parla de sévir; Perrot se rendit à Québec, y fut retenu un an enfermé au ehâteau Saint-Louis, ensuite envoyé en France (automne de 1674) où le roi le mit à la Bastille.

M. Thomas de ja Naudière fut nommé (10 février 1674) gouverneur de Montréal ; il

avait épousé (1672) Marguerite-Renée, fille de Pierre Denys de la Ronde, Il parait certain que M. de Maisonneuve a été regardé comme gouverneur de cette place de 1642 à 1671;

durant ses visites en France M. d'Ailleboust l'avait remplacé en 1652, M. Closse ? en 1657

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et M. Dupuis en 1662; au mois de juin 1664, M. Pezard de Latouche avait été nommé

à sa place, mais le départ de l'ancien gouverneur n'eut pas lieu avant l'été de 1665 et la

k commission de M. Pezard fut bientôt considérée comme nulle et contraire aux droits des seigneurs de l'île. Vers l'automne de 1665, M. Zacharie Dupuis remplaça M. Pezard, vu que £ M. de Maisonneuve avait eu la permission de faire un voyage en France. Pierre de Saint- | Paul sieur de Lamothe succéda à M. Dupuis, l'hiver de 1668-69, et à son tour fut remplacé L par M. Perrot, * M. de Maisonneuve étant trop âgé pour retourner au Canada.” *

La situation Commerciale devint embarrassante après la déclaration de la guerre de

Hollande (1672) et la compagnie des Indes, qui n'était pas plus aimée qu'il ne le fallait,

tomba tout à fait en disgrâce. Le roi la révoqua (décembre 1674), proclama la liberté du commerce et réunit toutes les terres de la Nouvelle-France à la couronne. Les gouverne- | ments-propriétaires ne reparurent plus en Canada : le gouvernement royal prit leur place.

1 Voir le présent ouvrage, IV, 59, colonne 3 3 77, colonne 3. Sa femme, Catherine Gauchet, était cousine de M. Gabriel Souart, curé de Montréal, Leur fils Daniel, né en 1671, porta le nom de sieur de la Gauchetière, qui s’est transmis à l’une des rues de Montréal,

? Tué par les Iroquois, avec douze français, le 6 février 1662, ! Société Historique de Montréal, 4e livraison, p, 235.

“A l'extinction de la compagnie des Indes la ferme du domaine d’occident fut adjugée ! à Nicolas Oudiette, à raison de trois cent cinquante mille livres. Le fermier prélevait cent livres de sucre par tête, aux îles françaises de l'Amérique ; au Canada, il recevait le dixième des tabacs et eau-de-vie qui y entraient, le dixième des peaux d'orignaux qui en sortaient et le quart des castors que les habitants achetaient des Sauvages. 11 jouissait aussi du droit de faire la traite à Tadoussac, à l'exclusion de tout autre ; il avait aussi le monopole du transport du castor en France, à condition qu'il recevrait dans ses magasins à Québec tout ce qui lui en serait pr:senté, et qu'il le payerait à raison de quatre francs et demi la livre.” ?

Aux yeux des Français, le Canada était trop souvent regardé comme un pays de traite où l'on pouvait s'enrichir en achetant à vil prix des fourrures précieuses. Il en résultait que les besoins de la population agricole touchaient mnédiocrement les fonctionnaires et encore moins les marchands qui entretenaient ici des hommes pour les fins de leur négoce. C'était du reste, la manière de voir de tous les Européens : une colonie devait rapporter des revenus aux capitalistes de la mère-patrie et non pas demander des secours en vue de son développement. L'avenir ne préoccupait guère ceux qui exploitaient les ressources premières de ces contrées. Tirer du castor, selon le terme alors en usage, était la seule politique de ceux qui ne travaillaient point à la terre. Cette marchandise avait un débit extraordinaire en Europe et comme le Canada la fournissait en abondance, la convoitise des traiteurs était sans borne, Dans son Ÿournal Historique (1720) Charlevoix dit : “Le castor n'était pas inconnu en France avant la découverte de l'Amérique. On trouve dans les anciens titres des chapeliers de Paris des réglements pour la fabrique des chapeaux Biévres : or biévre et castor c'est absolument le même animal; mais soit que le biévre européen soit devenu extrêmement rare , ou que son poil n'eût pas la même beauté que celui du castor américain, on ne parle plus guère que de ce dernier.” Il y a encore en Europe des castors mais en petit nombre, Tls vivent solitaires, ne construisent rien et n'habitent que des terriers. En France on ne trouve plus que quelques individus isolés sur les bords du Gardon, en Dauphiné, sur ceux du Rhône et quelques petites rivières qui se jettent dans ce fleuve, et dans quelques tourbières de la vallée de la Somme.

Le plus sûr moyen de faire à bon marché la traite des fourrures était de vendre de l'eau-de-vie aux Sauvages. Il en résultait des désordres sans nombre. Mgr de Laval s'était élevé vivement contre cette déplorable pratique, mais les marchands le combattaient de tout leur pouvoir, M. de Courcelles se montrait disposé à permettre le commerce de la boisson parmi les habitants ; Talon avait obtenu du ministère la liberté de ce trafic; Mgr de Laval s'y opposait autant que jamais. Frontenac soutint à son tour que, même chez les indigènes on devait l'exercer, en y mettant certaines restrictions ; les arguments qu'il apportait à l'appui de sa thèse ne sont pas soutenables en présence des maux que l’eau-de-vie occasionnait. L'évêque, au nom de la morale, eut dû être écouté à la cour.

? Le 24 mai 1675. L'acte est en faveur de Yan Oudiette, Nicolas figure en 1676.—(Harrisse : Bibliographie de., pp. 117, 326, 327» ? Ferland : Cours d'histoire, 1, 102, Voir Æaïs et Ordonnances, 1, 87.

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IVers 1668, on commence à remarquer l'introduction des gouverneurs et des intendants dans le commerce des pelleteries. Malgré les ordonnances, ces hauts fonctionnaires se laissaient tenter de prendre part aux entreprises de ce genre. MM. de Courcelles et Talon, qui peut-être n'en attendaient aucun bénéfice personnel, ouvrirent la voie à ce systême d'abus en protégeant La Salle. Deux partis se dessinèrent bientôt : celui qui trafiquait ouvertement par permission, et celui qui agissait sous des noms d'emprunt. Nous en parlerons plus loin.

M. l'abbé de Queylus était revenu de France (1668). Nommé par Mgr de Laval l'un de ses grands-vicaires, il s'était fixé à Montréal, ainsi que MM. les abbés d'Urfé, Galinée et d'Allet. Le séminaire de Saint-Sulpice se voyait en état de travailler aux missions sauvages, aussi, le 2 octobre 1668, MM. Trouvé et Kénelon partirent-ils, avec des Iroquois pour aller commencer une mission chez les Goyogouins du village de Kenté, au nord du lac Gaitario; ils furent bien reçus, et M. de Tourcelles, qui surveillait d'un œil inquiet la conduite des Iroquois en profita pour agir de ce côté. Quoique résignés à la paix les Cinq-Nations n'étaient pas moins actives à acquérir de l'influence. Déjà elles attiraient la traite des Sauvages des grands lacs et en échangeaient les produits chez les Anglais leurs voisins, ce qui constituait un danger pour le commerce français. Les jésrites retournés dans leur pays vers ce temps, ne pouvaient que mieux comprendre la situation, mais sans être en état de la changer. “ Les Iroquois se croyant assurés d'être secourus de leurs voisins, dit Charlevoix. et d’en tirer ce qui leur était nécessaire, toutes les fois que nous les attaquerions, ou qu'il leur prendrait fantaisie de rompre la paix, ne se sont jamais mis en peine de conserver notre alliance ; d'où il est arrivé que nous craignant fort, on ne les a jamais trouvé fort dociles sur le fait de la religion. Les mêmes missionnaires ajoutaient que la traite de l'eau-de-vie, que ces barbares faisaint librement dans la Nouvelle-York, avaient aussi toujours été un obstacle insurmontable à leur conversion.” Les désordres causés par l'ivrognerie étaient devenus tels que, en 1668, les autorités de la colonie anglaise défendirent à leurs gens de fournir des boissons enivrantes aux Iroquois. Les pères jésuites eurent la bonne persée de fonder sur leurs terres de Laprairie, près Montréal, un village (1670) où pouvaient s'établir ceux qui étaient désireux de se soustraire à ce vice. La même année, M. de Courcelles se rendit, avec cinquante-six hommes, à la baie de Kenté, faire acte de présence et montrer aux Iroquois que les rapides du Saint-Laurent ne n'étaient point des obstacles sérieux à la marche des troupes françaises. C'est alors, croit-on, que ce gouverneur forma le projet de construire un fort au lac Ontario et d'y concentrer le commerce des fourrures dont les Anglais s'emparaient par l'entremise des Iroquois. Cette démarche, jointe à celle que le sieur Simon-François Daumont de Saint-Lusson exécutait en même temps (14 juin 1671) au Saut Sainte-Marie, était d'une politique habile et telle qu'il la fallait non seulement en Amérique, pour y assurer la prépondérance française, mais aussi aux yeux de l'Europe où Louis XIV visait à tenir la balance des grands intérêts des nations commerciales. Si elle eut été soutenue chez nous par l'envoi d'un simple régiment ec d'un certain nombre de colons, rien n'eût pu la contrecarrer, Le patriotisme des Canadiens était une ferme base sur laquelle on pouvait

édifier tout un grand avenir, mais on manqua de systême.

Le comte de Frontenac arriva, au commencement de septembre 1672, apportant des instructions nouvelles, L'un de ses premiers soins fut de réunir les habitants et de les consulter sur la situation des affaires. A l'imitation des anciennes coutumes de France, il avait convoqué (23 octobre) les trois ordres : le clergé, la noblesse, les gens de justice et le tiers état, “ faisant dépendre la confirmation et la destitution des membres de l'assemblée de la seule volonté du gouverneur, afin qu'il n'y eut point d'autorité qui ne fut soumise à celle des personnes entre les mains desquelles le roi avait confié la sienne.” Colbert (13 juin 1673) se montra choqué de cette action. “ Votre assemblée des habitants, écrivit-il à Frontenac, pour prendre serment de fidélité, et la division que vous en avez faite en trois ordres, peut avoir eu un bon effet dans le moment, mais il est bon de vous faire savoir que vous devez toujours suivre dans le gouvernement du Canada, les formes qui se pratiquent en France,” c'est-àdire, comme la dépêche l'explique, ne recourir à cette mesure que le moins possible, et “vous devez très rarement, ou pour mieux dire jamais, donner cette forme au corps des habitants du pays.” À propos du syndic : “ vous devez, à mesure que la colonie prendra de la force, supprimer graduellement cet officier qui présente des requêtes au nom des habitants, car il est bon que chacun parle pour soit et non pas un seul pour tous.” Lorsque chacun parle pour soi, nous le savons par expérience, ce n'est pas le peuple qui est écouté.

Le ministre, dit Garneau, avait expliqué à Frontenac que l'agrandissement du Canada devait être la règle de sa conduite ; “qu'il aurait à penser continuellement aux moyens de conserver tous les habitants dans le pays et d'y en établir d'autres ; il devait encourager les mariages, l'agriculture l'élevage des bestiaux, les pêcheries, la construction des navires, le commerce avec les îles, l'ouverture d'un chemin du Canada à l'Acadie ; s'opposer adroitement et sans partialité aux jésuites qui voudraient porter trop loin l'autorité ecclésiastique et appuyer le séminaire de Saint-Sulpice et les récollets, pour balancer l'autorité que les premiers pourraient se donner au préjudice de celle du roi ; enfin, veiller, suivant la recommadation toujours répétée, à ce que la justice fut administrée d'une manière impartiale."

Sauf quelques exceptions, tous les colons venus de France avant 1673 se mirent à la culture de la terre et s'établirent permanemment. Ce n'est point là l'occupation d'une classe dépravée. Ce seul caractère suffirait au besoin pour attester du moral des premiers Canadiens. Néanmoins, quelques auteurs ont pensé que les mœurs s'étaient ressenties de l’arrivée et du licenciement des t'oupes, de 1665 à 1672, mais, comme le remarque M. T. P. Bédard, la criminalité n'avait pas considérablement augmentée en 1675, si l'on tient compte du chiffre de la population établie depuis dix ans. “ Les tribunaux étaient aussi bien organisés qu'ils pouvaient l'être, et notons avec honneur que la justice se rendait avec impartialité et sans frais, excepté ceux des greffers et des huissiers, lesquels étaient fort minimes. En étendant mes conclusions, au moyen de mes lonsues et scrupuleuses recherches, je puis dire que j'ai parcouru les registres judiciaires du pays jusqu'à la fin du XVIIe siècle, et j'ai constaté, d’après les procès

criminels, en tenant compte de la population et en comparant avec les statistiques judiciaires

de nos jours, que le niveau moral des colons d'alors était à peu près le même que celui de la

population canadienne-française actuelle, que l'on reconnaît pour être l'une des plus morales des deux continents.” Jusque-là (1663), dit à son tour Charlevoix, il n'y avait point eu proprement de cour de justice en Canada : les gouverneurs-généraux jugeaient les affaires d'une manière assez souveraine ; on ne s'avisait point d'appeler de leurs sentences ; mais ils ne rendaient ordinairement des arrêts qu'après avoir inutilement tenté les voies de l'arbitrage et l'on convient que leurs décisions étaient presque toujours dictées par le bon sens et selon les règles de la loi naturelle, qui est au-dessus de toutes les autres. Le baron d'Avaugour en particulier s'était fait une grande réputation par la manière dont il vidait tous les différends, D'ailleurs, les créoles du Canada, quoique de race normande pour la plupart, n'avaient nullement l'esprit processif, et aimaient mieux pour l'ordinaire céder quelque chose de leur bon droit, que de perdre leurtemps à plaider, Il semblait même que tous les biens fussent communs dans cette colonie ; du moins on fut assez longtemps sans rien fermer sous la clef, et il était inouï qu'on en abusât. Il est bien étrange et humiliant pour l'honneur, que les précautions, qu'un prince sage prit pour éloigner les chicanes et faire régner la justice, aient presque été l'époque de la naissance de j'une et l'affaiblissement de l'autre.” Le père Le Clercq, témoin oculaire, écrit que Frontenac (1672-81) voyant poindre l'esprit de procédure parmi Jes Canadiens, s'appliqua, autant qu'il le put, à régler lui-même les différends qui surgissaient, si bien que les officiers de justice se plaignirent bientôt de n'avoir plus de besogne.

Nos ancêtres étaient cultivateurs, et leurs terres étaient très vastes — plus grandes que ne le demandaient les besoins du moment. Le commerce ne les occupait point puisqu'il leur était interdit. Quels procès eussent-ils donc pu amener devant les tribunaux ? Les seuls conflits possibles entre eux et les seigneurs ne pouvaient se produire à cette époque où le censitaire et le seigneur avaient un intérêt conjoint, Plus tard, à la troisième génération, certains démêlés eurent lieu, mais, presque toujours, la couronne favorisa les habitants, d'après le principe que la colonisation devait être protégée. Les squatteurs eux-mêmes eurent bonne grâce à se présenter en justice : ils leur suffisaient de prouver qu'ils accomplissaient les vues du souverain en défrichant le pays. Toute la législation seigneuriale ‘ du temps des Français ” appuyait l'habitant, D'où pouvaient donc venir ces procès, ces luttes dont il a été parlé quelques fois ? Des commerçants. Or, les commerçants formaient un monde à part ; s'ils ne s’accordaient pas entre eux qu'avions-nous à y voir ?

Une communauté qui subsiste de l’agriculture ne fatigue ni les tribunaux ni les procureurs. C'est tellement le cas que le notaire a toujours été parmi nous un homme de loi conciliateur, Ses actes écrits avaient force légale, mais il les rédigeait moins en vue du présent que de l'avenir. Dans son bureau les parties plaidaient, avant que de coucher sur le papier les conditions de l'arrangement. Un notaire au fait de sa profession, supprime dix avocats. Le notaire c'est l'accord. L'avocat retourne les arguments et en tire un casus belli. L'un fait la paix ; l’autre est pour la guerre. Celui-ci désire que l’on s'embrasse, celui-là vous met les armes à la main. Louis XIV n'a jamais voulu permettre aux avocats de s’introduire dans la

Nouvelle-France.

Dans un centre qui n'est pas Québec port de mer, ni Montréal, placé sous ]

a direction spéciale d'un ordre religieux, dans le gouvernement des

Trois-Rivières en un mot, nous n'avons relevé qu'un nombre insignifiant de Procès durant le XVII siècl nous nous sommes demandé si Ja plupart des contestations n'étaient pas arrangées à l'amiable,

au lieu de paraître en cour. Ce procédé était tout à fait dans les mœurs normandes des anciens temps. On évite ainsi les frais et le scandale,

, à tel point que

Il ne reste rien d'un débat réglé à

huis clos, Et puis, en cas d'appel au lieutenant-général d'un BouVernement ou district comme

on dit de nos jours — i] Y avait chance de tomber sous la main de gens é Seigneurie ou paroisse des intéressés. C'é

Connaissance de l'affaire, Là, tout se décid

trangers à la tait bien pis lorsque le conseil supérieur prenait ait ex parte, vu l'impossibilité de Surveiller soi-

nt à cette époque | Il a donc dû se former une Pratique : celle de la justice administrée « en bon père de famille.” Nous

dans plusieurs litiges, notamment au lendemain de la conquête mis en face de juges et de fonctionnaires qui ne les compre

même sa cause, car les distances comptaie

en voyons des traces anglaise, lorsque les habitants,

naient point, firent décider leurs différends par le curé, le capitaine de milice et un notable de l'endroit.

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