Chapitre 111. — Les chevaliers dans les carrières administratives
et dans les armées de l’empire.
1° Magistratures civiles. Le laticlave et l’angusticlave.
Pourquoi les Romains, en perdant la liberté, perdirent aussi le goût du pouvoir. Magistratures curules, et magistratures qui ouvrent l'accès du Sénat . Le laticlave. César s'empare du droit d’en disposer. Pourquoi les Romains refusaient le laticlave et sc dérobaient aux dignités sénatoriales 306
2° Les milices équestres. Les chevaliers à Rome dans les préfectures.
Analogie du vigintivirat et des milices équestres. Que ces milices existaient, sous un autre nom, dès le dernier siècle de la République. Permission donnée aux vigintivirs, puis aux tribuns militaires de rester chevaliers (angustidarii). Les lalidacii sous Auguste. Organisation des milices équestres sons Claude. Chevaliers imaginaire*. Que les quatre Milices étaient les trois * milices équestres du temps do Claude, auxquelles on ajouta celle des anciens centurions de primipile, qui, depuis César, devenaient chevaliers en prenant leur retraite. Explication de plusieurs inscriptions par M. Léon Renier. Conjecture inutile de M. Mommsen. Les chevaliers préfets des veilleurs, du prétoire, de l’annoue et de la province d’Egypte 37 1‘
3° Chevaliers public&ins et procurateurs après la dictature de César.
L'administration du fisc par les chevaliers procurateurs et par les affranchis du Palais porte le caractère de la domesticité imjyiriale Provinces du Prince, et provinces du Sénat. Appointements des procurateurs. Les compagnies de publicains jusqu’au règne de Trujan. Pourquoi l’histoire des compagnies
financières depuis le règne d’Adrien n'appartient plus à celle de l’ordre équestre. Progrès de la puissance politique des procurateurs après le règne de Tibère. Les affranchis envahissent l’or-
• dre équestre, et les milices équestres. Puissance des chevaliers dons la maison des empereurs. Préférence accordée aux carrières lucratives de l'administration sur les carrières dangereuses de l’état militaire. Cause de la décadence de l’empire romain. Il périt pour avoir méprisé et avili le métier des armes 381
Chapitre IV. — Les dix-huit centuries des chevaliers equo publier* au dernier siècle de la République. Les six escadrons sacrés (ser tvrmrr) sous l'empire.
Persistance du caractère religieux dans les institutions politiques. Pourquoi Reaufortct Lebcau ne pouvaient de leur temps résoudre le problème de l'histoire des chevaliers romains. Comment les révolutions politiques firent varier le sens de l'expression ordo equester. Les 2100 chevaliers equo publiée en 129 av.
J.-C. Les 300 sénateurs se retirent des 18 centuries des chevaliers equo publico. Diminution de l’influence politique de ces centuries au temps de Cicérou. Pourquoi le nombre des chevaliers des 18 centuries fut porté à 4800 après la dictature de César. et pourquoi les 12 dernières centuries se fondirent dans les six premières qui étaient les six centuries sacrées. Les sex turuM subdivisées en décuries correspondent aux six demi-tribus subdivisées en trente curies. Réforme de -la chevalerie equo publieo au temps d Auguste. Séparatiou de la chevalerie sénatoriale des illustres et de la chevalerie des six escadrons sacrés, dont les membres portent l’angusticlavo. Les princes de la jeunesse, chefs de la chevalerie des deux ordres. Le titre de prince de la jeunesse donné aux héritiers des empereurs. Ce titre devient équivalent à celui de César. Il peut être cumulé avec celui de sévir d’un des six escadrons sacrés. Les sévirspris parmi les latielacii quoique les chevaliers qu’ils dirigent portent rangustidave. Le délilé des six escadrons sacrés à la fête religieuse du 15 juillet se maintient jusqu’à lu fin de l’empire. Disparition au temps d’Adrien de la chevalerie equo prieato. Le titre de chevalier equo publieo devient une décoration. Les empereurs en décorent les provinciaux. Pétitions pour obtenir cette décoration. Héliogahale confie à un danseur la rensure et le choix des décorés. L'avénement du Goth Maximin est le signal de l'invasion do la barbarie. Les institutions romaines sont bridées. Débris de l’ordre équestre qu’on peut retrouver dans les cadres de la hiérarchie de Dioclétien. Défilé du 15 juillet au 3 e siècle ap.
J.-C. Constantin refuse d’assister à cette fête païenne. Haine des Romains pour Constantin. Fondation de Constantinople- Suppression de la fête du 15 juillet et du college des Vestales.
Disparition du culte de Veste qui avait uni les centuries
équestres des Rkamnet, des Tititt et des Lurfrei 391
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