FIN
Dioitized bv GQOgle
Chapitre I. Idée générale du prolétariat. — Les classes ouvrières n’existent pas chez tous les peuples. — Pourquoi ? — Personne n’a songé à écrire leur histoire. — Vide que l’absence de cette histoire laisse dans la politique. — Les classes ouvrières viennent du prolétariat. — Signification moderne de ce mot. — Le prolétariat comprend les ouvriers, les mendiants, les voleurs et les prostituées. 23
Chap. II. Origine du prolétariat. — Préjugés politiques que l’histoire des quatre branches du prolétariat doit dissiper. — Le prolétariat provient • de l’émancipation des esclaves. — Avant l’émanci- ' pation dos esclaves chez tous les peuples, il n’y avait ni ouvriers, ni mendiants, ni voleurs, ni prostituées. — Pourquoi? — C’est surtout depuis le christianisme que les prolétaires se sont multipliés. — L’esclavage ayant précédé le prolétariat chez tous les peuples, d’où vient cet esclavage universel qui se trouve ainsi dans tontes les nations ?
— Est-il un fait naturel ou violent.-* ô2
Chap. HI. Origine de l’esclavage. — La première époque de toute société contient deux classes d’hommes , les maîtres et les esclaves. — Ce fait ' est antérieur à toutes les institutions , il n’a donc pas été institué. — Dans quel sens pourrait-on dire
que resciavage est de droit divin. — L’esclavage est un élément primitif et spontané des sociétés.
— L’histoire des maîtres donne rhîstoire des esclaves. — D’où viennent les maîtres ? — Les pre miers maîtres sont les premiers pères. — Du pouvoir paternel dans les familles nobles. — Des noms qui désignent ces familles dans les poêles grecs et latins. — Signi6calion du mot pius. — Le pouvoir paternel était absolu dans les famities nobles. — Preuves qui établissent ce fait. — Les pères tuent et vendent leurs enfants. — Les premiers fils de famille sont donc les premiers esclaves. — Il n*y a que cette théorie qui puisse rendre raison de tous les faits relatifs à l’esclavage. — Multiplicité des enfants dans les familles primives. 4S
Cbap. IV. Organisation de l’esclavage par les LOIS POSITIVES. — Les institutions politiques ayant trouvé l'esclavage déjà établi comme un fait dans la famille, l'ont généralisé comme un droit dans la société. — Nouvelles sources d’esclavage ouvertes par les lois positives. — La guerre. — Les asiles.
— Les dettes. — Le mariage. — Explication d’un passage d’Homère. — L’esclavage est donc devenu une institution parla suite destemps;mais il a commencé par être un fait spontané. — Les lois positives l’ont sanctionné et réglé, mais elles ne l’ont pas créé. —
Toute autre théorie que celle-là est contredite par les faits. — Les races nobles et les races esclaves sont deux faits primitifs et contemporains. — Leur réunion constitue l’humanité. — Ce volume est consacré à l’histoire des races esclaves: l'histoire des races nobles sera traitée dans un volume sui vant. TA
r.iiAP. V. Affranchissement des esclaves et formation DES bourgeoisies. — Dans quel sens il faut prendre les mots de race libre et de race
esclave employés dans ce livre. — Les esclaves vivent à part, multiplient entre eux et finissent par former une race d'hommes distincte. — Leurs aliments. — Leurs maladies. — Jusqu’à quelle époque se prolongea parmi les nations l’esclavage pur?
Les mendiants et les mercenaires indiquent le moment où les affranchissements commencent. — Pourquoi ? — Les anciens ne pratiquèrent jamais les affranchissements systématiques. — Le christianisme a multiplié les affranchissements et grossi la masse des prolétaires. — La race esclave a toujours été raillée, même par les affranchis. — Empereurs romains qui ont été esclaves. — Les esclaves émancipés, repoussés de la société des nobles^ forment une société qui leur est propre ; c'est la commune. tH
Chap. YI. Idée générale de la commune. — Ses DEUX espèces. — La commune, gouvernement propre aux races affranchies , est donc un élément historique universel. — L’auteur s'éloigne à ce sujet des opinions reçues. — Idées de M. Raynouard sur les communes.— Idées de M. Augustin Thierry.
— Ces deux systèmes, qui se contredisent, sont tous deux niés par les faits, — Idées de M. Guizot. •—
Elles sont justes mais incomplètes. — Il faut distinguer la commune spontanée de la commune artificielle. — • Ce que l’auteur entend par ces mots. — Analyse d'un passage d’Aulu-Gelle qui n'a pas été entendu par M. Raynouard. — Rapprochement entre les communes françaises du temps de Philippe-Auguste , et les communes grecques du temps de Périclés. lit
Chap. YII. Commune française. — En quoi consiste le droit de commune. — Charte d’Abun. —
Quels noms différents porte la commune. — Le nom de la commune a beau varier, son essence est tougramer de cassagnac. — I. 37
jours la même.— Erreurs de M. Augustin Thierry, qui ne reconnoit une commune qu’au nom de communia, et à la conjuration insurrectionnelle qui fait donner à ses magistrats le nom Ao jurés.
— Communes qui ne se nomment pas communia.
— Jurés qui n’ont jamais conspiré. — Erreur de
ceux qui croient que les communes ne datent que du douzième siècle. — Les communes se forment à tous les siècles de l’iiisloire. — Communes qui se sont formées depuis le sixième siècle jusqu’au onzième. — Les communes françaises sont de deux espèces. — Les unes ont une racine romaine, les autres sont indigènes. — Communes formées avec des affranchis récemment sortis d’esclavage. — Pas- .sage de la chronique du chanoine anonyme de I.oudun qui n’a pas été entendu par M. Augustin Thierry.— Les eomm unes contiennent deux espèces d'hommes. — Organisation intérieure d’une commune. — Erreur de l’assemblée constituante. 124
CoAP. VIII. Symptômes de la commune antique. — Mercenaires et mendiants. — Ce que l’auteur entend par la commune antique. — Pourquoi il s’est servi de la Bible. — L’existence des mercenaires et des mendiants prouve l’existence du régime communal. — Pourquoi ? — Il y a des mendiants dans l’Odyssée et dans Hésiode. — il n’y en a pas dans l’Iliade. — Explication de deux pas ■ sages d’Homère. 142
Chap. IX. Symptômes de la commune antique.
Architecture. — Les villes murées sont des villes communales. — L’histoire de l’architecture n’est pas faite. — L’auteur en esquisse une portion. — Différence radicale entre les châteaux isolés et les maisons associées. — Le donjon répond à un gentilhomme, le mur mitoyen à deux bourgeois. — Pourquoi les familles nobles ont nécessairement
Digi!
octale
habité des châteaux isolés. — Signification du don jon en architecture. — Eiplication d’un passage d'Horace. — Caractère des maisons nobles.— Châ teaux de Patrocle . d'Hector, d’Ênée , du roi Démé trius, d’Hérode ie Grand, d'Auguste, de Velléda . d’Dlysse , d’Alcibiade , d’Asidate , de Gobryas. — Plate»forme, créneaux, mâchicoulis. — Maisons asso ciées. — Formation des villes. — Elles ont toutes un château au centre. — L’Acropolis d’Athènes , le Palais de Paris, la Tour de Londres. — Ville et cité. — Villes ouvertes et villes fermées. — Les villes ouvertes sont nobles. — Sparte. — Les villes fermées sont communales. — Pourquoi ?~ Pans les villes fermées les maisons sont associées. —Hôtel de ville de Tégée.— Histoire du mur mitoyen à Rome. —
Le mur d’enceinte est le complément nécessaire des maisonsbâtiesenpdfé.— Le mur d’enceinte et lemur mitoyen sont deux signes infaillibles de bourgeoisie. 1 50 Chap. X. Symptômes de la commune autiqde. — Jdrisprüdewce. — L’auteur esquisse Thistoire de la propriété. — Propriété noble et propriété bourgeoise. — Leurs caractères. — La propriété bour geoise ne se trouve que dans les villes murées. —
La propriété noble ne se trouve que hors des murs.
— L’existence des villes murées prouve donc l’eiis tence des bourgeoisies. — H y avait des commu nes dans les villes murées. — A Jéricho et à Troie .
à Gortyne et à Calydon. 1^
Cdap. XI. Les paysans.— Les historiens ont oublié les paysans. — Pourquoi? — Cet oubli rend l'histoire générale Incomplète.— L’histoire des paysans exigerait l’histoire préalable des propriétaires terriens. — Esquisse de celle-ci. — Il y a eu une féodalité grecque et une féodalité romaine antérieures à l’émancipation des communes en Italie et en Grèce. — Preuves de ce fait.— Les mots de vassal
Digitiz -1 ' ■ f'oogk
et A' arrière-vassal appartiennent à l’ancien droit romain. — Preuves. — L’expression serf de la glèbe est dans une loi d'Honorius et de Tbéodose.
— Ce qu’étaient les prolétaires dans l’ancien droit romain. — Fondation des villes et des villages. —
Idée exacte des paysans de l’antiquité. — Loi de l’empereur Anastase. — Révolution dans la culture des terres. — Diverses espèces de paysans. —
Les mots gentilhomme, chevalier, baron, comte, marquis, duc, prince, sont tirés de la langue latine.
— Fondation des foires chez les anciens. 197
Chap. XII. Jurandes antiques. — Formation. —
Une fois les esclaves parvenus dans la commune et dans la féodalité, les uns travaillent et forment les jurandes; les autres ne travaillent pas et forment les mendiants et les voleurs. — Les jurandes se montrent du temps de Salomon en Judée, du temps de Thésée en Grèce, du temps de Numa en Italie.
— Preuves. — Trois époques dans les jurandes romaines. — But de ces jurandes et leur utilité. —
Leur emploi par le gouvernement. — Deux sortes de jurandes romaines. — Jurandes commerciales.
— Jurandes industrielles. — Nombre et fonction
des premières. — Bateliers. — Boulangers. — Bouchers. — Organisation intérieure. — Dénombrement des jurandes industrielles. 336
Chap. XIII. Jurandes antiques. — Développement. — Passage des jurandes romaines de l’état libre à l’état obligatoire. —Histoire de leur réforme jusqu’à Trajan. — Les jurandes deviennent corps nécessaire. — Les membres des jurandes ne peu- . vent pas en sortir. — Us ne peuvent pas vendre leurs biens.— Les jurandes envahissent la personne, les biens et la famille de chaque membre. — Inconvénients des jurandes. — Avantages. — Revenus des jurandes. — Dotations. — Bénéfices. — Legs.
Dç:î:ze ' by '
— Aliénabilité des biens des jurandes. — Époque
florissante des jurandes. 256
CHAP. XIV. JURA^'DES ANTIQUES. — ChüTE. — Le malaise des jurandes commence à Constantin. —
Cause de leur décadence. — Les jurandes étaient responsables d’une partie de l’impôt. — Elles sont victimes de l’insolvabilité des fermiers du domaine.
— Elles sont ruinées par les folles dépenses des empereurs. — Caligula. — Claude. — Néron. — Désorganisation des jurandes. — On ramène leurs membres fugitifs. — Débris des jurandes.— Un de
ces débris forme plus tard la commune de Paris. 279 Cbap. XV. Les mendiants et les hôpitaux. — Les mendiants ne sont pas très-anciens. — Pourquoi?
—A l'arrivée du christianisme il y en avait peu.— Mendiants romains.— Les anciens ne connaissaient pas les hôpitaux. — Le christianisme multiplie les pauvres. — Paupérisme en Italie vers la fin du quatrième siècle. — Pourquoi le christianisme a multiplié les pauvres. — Fondation des hôpitaux.
— Leurs diverses espèces. 294
CiiAP. XVI. Les esclaves lettrés. — Trois sortes
d’esclaves cherchent à s’élever au-dessus de leur condition. — Esclaves lettrés. — Courtisanes. — Bandits. — Les esclaves ne'cultivent que quelques spécialités littéraires. — Esclaves grammairiens.—
Leur histoire. — Les esclaves ne cultivent pas la rhétorique. — Pourquoi? — L’bistoire est écrite par des gentilshommes. — Esclaves , poètes et saltimbanques. — Leur histoire. — Esclaves philosophes. — Leur histoire. 31 1
CoAp. XVII. Les courtisanes. — Courtisanes des maisons de débauche. — Elles étaient esclaves. —
Les marchands d’esclaves. — Leur habileté pour la toilette des femmes. — Esclaves affranchies. —
Leur esprit. — Leur luxe. — Leur crédit. —
Erreur des élégiaques français du dix-huUième siècle. — Presque toutes ces afTranchies étaient Grecques. — Leur dévotion. — Leur intérieur. —
Les gentilshommes les visitent. — La soirée. —
— Tapage nocturne. — Sérénades. — La mère. — Toilette. — Costumes. — Erreurs des modernes sur le costume des anciens. — Le bain. — Importance de la nation chez les Romains. — Savon parfumé. — Avidité des affranchies. — Vingt-trois odes d’Horace adressées à des affranchies. — Ginara. — Histoire de Thargélie. — De Théodote. ~ De Tlmandra. — De Laïs. — De Flora. — D’Aspasie. 343
Chap. XVIII. Les bandits. Les anciens n’avaient pas l’idée de l’égalité des hommes. — Homère, Platon et Aristote croient à la dualité de la ndture humaine. — Les esclaves croient à la légitimité de l’esclavage. — Anecdote. — Les esclaves se révoltent pour d’autres motifs que pour l’idée de la liberté. — Dix révoltes d’esclaves. — Elles ont pour cause l'embauchage, la dureté des maîtres et l’inobservation des réglements. — Histoire des trois dernières révoltes. — .Eunus le Syrien. — Athénien. — Spartacus. — Les esclaves révoltés ne prêchent pas le dogme de l’égalité. — Le résida des révoltes des esclaves engendre les voleurs et les pirates.— Corps de garde. — Gendarmerie. — Corps de brigands de dix mille hommes. — Le brigand Tabary. — Les pirates. — Leur histoire. — Ils ont des esclaves. — Agathocles. 444
Chap. XIX Jurandes modernes.— Objection contre la théorie historique de ce livre. — Pourquoi n’y a-t-il pas de communes et de jurandes en France avant le douzième siècle? — Réponse. — En quoi consistait la barbarie des. Barbares du Nord. — Les révolutions de ia famille servent à mesurer les degrés de la civilisation. — Les peuples du Nord
avaient parcouru moins de phases de la famille. —
C’est pour cela qu’ils étaient barbares. — Recul imprimé au monde romain par i'inva.cion. — Erreur de Vico. — L'invasion suspend les affranchissements. — Tout recommence dans la Gaule. — Il faut sept siècles pour qu’elle revienne au point où l’avait trouvée l’invasioir. — État de la Gaule lors de l’invasion. — Erreur de l’abbé Dubos, de Montesquieu et de M. de Savigny. — Les Barbares détruisent les jurandes incomplètement. — Traces des jurandes romaines à travers le moyen âge. — Jurandes organisées sous saint Louis. — Des pouvoirs publics qui régissaient Paris. — Prévôt des marchands. — Prévôt de Paris. — Étienne Boileau règle les jurandes. — Lg registre des métiers contient les statuts de cent professions. — Les jurandes considérées par rapport à l’État — Autorisation.
— Les jurandes considérées par rapport à leurs membres. — Liberté. — Les apprentis. — Conditions de l’apprentissage. — Les jurandes considérées par rapport à elles-mêmes. — Administration.
— Communauté et confrérie. — Invocation des saints. — Les corps et métiers. — Les prud’hommes.
— Juridiction. — Les six corps de Paris. — Leur histoire. — Leur blason. — Utilité des jurandes.
— Causes de leur chute. — Aveuglement de la
Constituante. 592
Chap. XX. Résumé. 427