‹ Histoire des commandements de l'EgliseChapitre 109 sur 129 · Contra Graecos , obj. m, c. clxxv. P. L., t. CXXI, 7il · texte numérisé non relu

Contra Graecos , obj. m, c. clxxv. P. L., t. CXXI, 7il

3. « Item ne quis caseum et ovacomedat in Quadragesima. » Conc. Quintiliniburg. (1085), c. vu. Mansi, t. XX, 008.

4. De régula clericorum, 1. II, c. viii, De usii ovorum et casei. P. L., t. CLXIII, 722.

C'est donc que la règle qui interdisait les œufs et le laitage était malaisément observée, bien qu'elle existât toujours , comme le prouve l'enseignement donné par saint Othon de Bamberg à ses néophytes poméraniens '.

Elle existait; tantôt mieux, tantôt moins observée, suivant les lieux. En France, dit Robert PuUeyn, on aurait scandalisé les fidèles en usant de beurre le vendredi, et les jours de jeûne -, et en effet un concile de Cognac interdit les œufs et le laitage tous les jours de jeûne sauf dans la semaine de la Pentecôte ^. Les statuts synodaux de Liège les excluent nommément à toutes les vigiles '. Un siècle après, on constate, d'après un concile d'Angers, que le laitage et le beurre seraient tolérés dans les régions où l'on ne peut avoir aisément du poisson et de l'huile ^\

Dans ce même texte du concile d'Angers, on rencontre un passage tout particulièrement intéressant : c'est la mention d'un privilège apostolique qui permettrait d'user de laitage. 11 y avait donc à cette date déjà des privilèges de ce genre. Car il faut bien distinguer entre la dispense personnelle, transitoire, le

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