‹ Histoire des commandements de l'EgliseChapitre 18 sur 129 · Epist. Barn., xv, y · texte numérisé non relu

Epist. Barn., xv, y

C'est aussi le dimanche, d'après saint Justin, que tous les fidèles de la ville ou de la campagne se réunissent en un même lieu pour entendre lire « les commentaires des apôtres » et les écrits des prophètes, et pour assister à la célébralion de la messe *.

C'est le dimanche qui a pris la place du sa?jbat, dit saint Ignace, chez ceux qui ont reporté sur le Nouveau Testament la foi qu'ils avaient auparavant à TAncien^.

Sur l'observation du dimanche (Trepi xupiaxyjc), Méliton de Sardes compose tout un traité malheureusement perdu.

Dcnys de Corinthe, écrivant à l'Eglise de Rome, mentionne le dimanche comme jour de réunion : « Aujourd'hui, dit-il, nous avons fait le dimanche, et nous avons lu votre lettre ainsi que celle qui fut adressée autrefois à notre Eglise par Clément"^. » Et afin de passer pour chrétiens malgré leurs observances judaïques, les Ebionites célébraient le dimanche comme les vrais fidèles '.

Le dimanche est le jour de fête, celui où, dès lie temps des apôtres, dit saint Irénée, on omet defiéchir le genou pour prier. Assister à la réunion du dimanche, c'est faire acte de chrétien et c'est assister au sacrifice eucharistique.

Telle est, semble-t-il, la forme sous laquelle sepré-

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