Conc. Rothomagen. (107-2), c. ix. Mansi, t. XX
de la Pentecôte ^ La décision du pape fut bientôt enregistrée en Germanie par le concile de Quedlimbourg ^; au concile de Plaisance, de 1095, Urbain II confirma le décret de son prédécesseur ^ ; la discipline désormais fixée est demeurée jusqu'à ce jour sans changement.
On aurait tort de croire, toutefois, qu'elle fut aussitôt obéie. A cette époque il n'en allait pas ainsi généralement pour les décisions disciplinaires. Non seulement Geoffroy de Vendôme, près d'un demisiècle plus tard, demandait encore à Hildebert de Lavardin qu'il voulut bien indiquer en quelle semaine de juin * il devait jeûner, mais un siècle après Geoffroy de Vendôme, en 1222, un concile d'Oxford, légiférant sur les fêtes d'obligation, les vigiles et les Quatre-Temps, fixait encore la première série de ceux-ci à la première semaine de mars et attestait pour la deuxième série l'existence d'une discipline imprécise et diverse selon les lieux ^.
Mais ces textes sont les derniers témoins d'un usage
1. Neiies Archiv, t. XIV, p. 020-022. Cf. Micrologus, XXIV. P. L., t. CLI, 99o.
2. « Item ut vernum jejunium in prima hebdomada quadragesimae, aestivum in Pentecosle semper cclebretur. » Conc. Quinlilinibiirgen. (1085), C. VI. Maxsi, t. XX, (Î08.