‹ Histoire des commandements de l'eglise [microform]Chapitre 28 sur 141 · Histor. Francor., X, 30. P. L., t. LXXI, îJ · texte numérisé non relu

Histor. Francor., X, 30. P. L., t. LXXI, îJ

teurs, dont les mains subitement contractées serrent avec une affreuse douleur les outils dont ils avaient voulu se servir le dimanche \ ou dont les doigts crispés enfoncent leurs ongles dans la paume de la main 2; un paysan qui veut rentrer son foin, le dimanche, afin de le soustraire à la pluie menaçante, est atteint aux pieds et aux yeux ^; même certains soins excessifs de toilette sont punis, comme l'éprouva une jeune coquette : les dents du peigne qu'elle tenait en main pour disposer artistement sa chevelure lui entrèrent dans les doigts et dans la paume, lui causant une atroce douleur^. Ainsi était-on disposé au ferme propos de ne rien faire qui ne convînt à la sainteté de ce jour^.

Toutefois, comme ces punitions divines, sans doute devenues, avec le temps, moins fréquentes, trouvaient parfois des incrédules, on ajouta, pour les délinquants de basse condition, des punitions corporelles, et, pour les autres, des amendes pécuniaires. Ainsi, au concile de Narbonne de 589, confirmé par le roi Récarède, on décidait que pour tout travail ac-

1. De miraculis S. Jultanî, c. xi, iô., 808; De miraculis S. Martini, 1. III, c. III, VII, XXIX, L\, etc.

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