TOME I
P. 4, 1. 2, an lieu de: dimanche, lisez : samedi, et I. 4, 'an lieu de: samedi, lisez: vendredi ; — 1. 15, au lieu de: 28, lisez: 27. D. Fonleneau et Habille ne sont pas d'accord sur les chiffres représentant les dates de cet acte, qui n'est connu que par des copies incorrectes de D. Ëstlennot; tandis que D. Fonteneau a lu le VII des calendes et la XXUI« année du règne de Gharlemagne, ce qui répond an 27 avril 791, Mabille a adopté les chiffres VI pour les calendes et XXII pour le règne, ce qui donne le 26 avril 790.
P. 13, 1. 30. Note à ajouter. — Bien qu'il ne soit pas fait mention du sacre de Gharles-le-Ghauve à Poitiers dans les Annales de Saint-Bertin qui rapportent le long séjour que Louis-le-Débonnaire fit dans cette ville pendant Thiver de 839 et jusqu'aux approches du carême de 840^ avec sa femme Judith et son fils Charles, nous nous sommes cependant cru autorisé à placer à cette époqne un des principaux événements de la vie de ce prince. L'empereur avait le 30 mai 839 attribué l'Aquitaine à son fils Charles et, après avoir convoqué les grands de ce paya à Ghâlon le 1*' septembre, il avait, étant dans son camp à trois milles de Clermont, fait prêter serment au jeune prince par ceux qui avaient répondu à son appel. Judith et Charles se rendirent ensuite à Poitiers où l'empereur vint les rejoindre, et il parait naturel d'admettre qu il compléta le serment fait à son iils par le sacre et le couronnement de celui-ci comme roi d'Aquitaine {Ann, de Saint-Bertin, pp, 38-43). Ce serait à ces actes que nous semblent se rapporter les paroles de Charles lui-même qui, dans un diplôme dont il gratifia Saint-Martin ete Tonrs le 23 juin 862, déclara fonder dans ce monastère un repas solennel» lequel aurait lieu le 27 décembre de chaque année (Vr cal. januarii), jouf anniversaire de celui où, par la grâce de Dieu, il fut, dit-il, sacré et couronné {Rec. des hist. de France, VIII, p. 574).
P. 16, 1. 12> et p. 25, 1. 17, au lieu de : juillet, lisee : juin.
P. 25, 1. 18, supprimez: le 29 septembre 866, date de la mort de Charles, fils dé Charles le Chauve, qui est ici répétée par erreur (voyez, p. 28), et remplacez par: peu après.
P. 28, notes, 1. 1, an lien de: archevêque, lisez ; évêque.
P. 37, 1. 27, au lieu de : à la fin de l'année 887, lisez : le 13 janvier 888 à Keidingen.
P. 57, note 2. La fin de cette note se trouve au bas de la pêige 59 dont Tappel de note est à supprimer.
P. 132, 1. 12, au lieu de : 1010, lisez ; 1014.
P. 167, n. 1, 1. 5, au lieu de : 1120, lisez : 1020.
P. 170, note 1 , ^Résumé de V appendice Y, La découverte du chef de saint Jean-
Baptiste à Saint-Jean-d\\ng/*iy est rapporii'»*» au mois il*ort«iliro 1010 par une chronique innomméodont un extrait a éli* publia p.ir Bi»sly lU^t.d"^ romten^ preuves, pp. 32r> et 3iCi'. Ce texte n a pas enrtire (^W* r«*trouvt\ n» qui r<Mid toute vérification impossible, mais ce qui nous a mis en mrilanc«\ c'est qu'il place la découverte faite par Tabbé Audouin au mois d'<icl«bre, tandis qu'il est avéré qu'elle eut lieu pendant le séjour du duc tîuillaume à Homo ai) t<*nips de carême. Aussi, après avoir longuement cherché à quelle année ptnivait^nt s\ippliquer les indications fournies par les textt's que Ion possède, nous sommes-nous arrêté à Tannée lOU. En voici les motifs.
D*abord, il n'y a pas lieu de douter que les gens du Limousin n'ont pas attendu cinq ans pour aller porter leurs hommages au chef du Précurseur; ils ont dû prendre part, aussitôt qu'il leur a été possible, aux grandes manifestations qui se produisirent aussitôt que la nouvelle de la découverte fut ré|windue et que le duc Guillaume eut permis Tostension de la relique. t»r, que s'est-il prisse en Limousin durant Tannée 10J4? LVvéque Audouin mourut à Ahtm, le 2.1 juin. Il eut pour successeur son neveu (Jéraud, fils de tiuy, vicomte de Limoges. On ne sait à quelle date ce prélat fut élu, mais au mois de novembre il fut pourvu de tous les degrés ccclésiasliquos par (lislebert, évéque de Poitiei*s, et sacré dans l'église de Saint-Hilaire, d*ml il était tréscuier. Enfin il fut intronisé à Lim(»ges par deux des évéques consécraleurs le jour de la fête de saint Théodore, martyr, c'est-à-dire le 9 novembre et .sa prise de pos.session dura enc»>re sept joui*s.
Il était trop tard pour entreprendre le pèlerinage à Saiut-Jean et il dut être remisa Tannée suivante. Il est aussi possible ({ue la s<iison avancée n\iil pas été seule cause de son renvoi au mois d'octobre iOir», date où il eut lieu, mais que ce dernier moment ait répondu à Tépoque (\xvv par le dur (iuillaumepour les ostensions. Il y a en effet lieu de remarquer que la chronique publiée par Besly, qui ne saurait émaner d'un conleuiporain ou d'un voisin, place la découverte du chef de saint Jean au mois d octobre, et que, d autre jiart, il est probable que c'est durant ce mois que Ton vil le roi de France venir vénérer la sainte relique. En effet Adémar rapporte qu'au retour de sa visite à Saint-Jean le roi rentra à Orléans après avoir été magnifiquement ru(;u par le comte de Poitou. Or il est établi que Robert fit un long séjour à Orléans dans le courant de novembre 1014 (Pfister, p. Lxxiv). Ainsi donc, les gens de Limoges venus sous la conduite de leur évêque et de Tabbé de Saint-Martial arrivèrent à Saint-Jean-d'Angély vers la fin d'octobre après avoir fait une station à Charroux, Tévê(jue (iéraud célébra une messe solennelle à la suite de laquelle il bénit le peuple avec le chef du précurseur, ce qui exclut sa visite en 1014, puisqu'à ce moment il n'était pas encore prêtre, et enfin le pèlerimige repartit le 27 octobre de Tannée 1015, selon nous.
Ces calculs, quelque hypothétiques qu'ils semblent être, sont tirés du rapprochement de faits et de dates certains qui ont permis de rectifier quelques points des chronologies épiscopales du GaUia Christiana, Ce sont : 1» Evêques de Limoges: Audouin meurt le 23 juin 1014; Géraud, sacré à Saint-Hilaire de Poitiers, est intronisé àLimoges,le 9 novembre 1014, va à Rome pour les fêles de Pâques 1015, et décède à Charroux le 11 novembre 1022; Jourdain de Laron, élu àSainl- Junien à la fin de janvier 1023, est sacré à Saint-Jean-d'Angély le 23 ouïe 24 mars suivant; 2o Evêques de Poitiers : Gisleberl meurt après le 30 septembre 1022; Isembert P' assiste à la fin de janvier 1023 à Téleclion de Jourdain de Laron ; 3» Evêque de Chartres: Fulbert n'est pourvu de la trésorerie de Saint-Hilaire de Poitiers qu'après le 11 novembre 1022 (Voy. charte de Noailié du 30 septembre 1028, inscription tumulaire de Géraud, chron. d'Adémar de Chabannes, de Bernard Hier et de Maleu).
P. 171, l, 22, au lieu de : Raymond, lisez : Raynaud.
P. 196, note 2, l. 2, au lieu de : 1013, lisez : 1014.
P. 209, L 24, au lieu de: archevêque, lisez : évêque.
P. 232, note 4, 1. 3. Le texte latin de la charte porte Romanociiïus que Rédet
ADDITIOiNS ET COHHECTIONS 5j5
a traduit par Remeneuil (Vienne), mais que D. Boyer (D. Fonteneau, LXII, p. i97) croit être Romagnolles dont le nom aurait été conservé par un petit cours d*eau se jetant dans la Boutonne à Saint-Jean-d'Angély. Quant àValans, ceserait Ballans (Charente-Inférieure) selon M. Musset, plus familier que nous avec les possessions de Saint-Jean-d'Angély ; par suite, il y a lieu de remplacer la ligne 2 par celle-ci : Foucaud de Ballans lui abandonna l'église de ce lieu.
P. 237, 1. 9, au lieu de: utérin, lisez : consanguin.
P. 334, 1. 6, p. 417, 1. 3, etp. 467, 1. 18, au lieu de: Bernard, lisez: Bertrand.
— Après la ligne 8 ajoutez cet alinéa; Les intérêts personnels de Cluny n'avaient pas non plus été négligés lorsque Guy-Geoffroy se montra si généreux à regard de sa filiale. Au commencement de cette année 1077, vraisemblablement au mois de janvier, le comte-duc confirma les dons des monnaies de Saint-Jeand'Angcly et de Niort que ses prédécesseurs avaient faits jadis à l'abbaye bourguignonne. 11 spécifia que les pièces qui seraient frappées dans ces deux ateliers seraient des mêmes types, poids et titres que celles émises à Poitiers, que,toutes les fois que dans ce lieu il serait fait un changement, ils s'y conformeraient et particulièrement que comme lui ils émettraient des mailles à la place de deniere, s'il y avait lieu. Hugues de Lusignan et Girbert assistèrent le comte en qualité de témoins. (Bruel, Chartes de Cluny, IV, p. 542.)Lecointre-Dupont, trompé par le nom de Guillaume que prend Guy-Geoffroy dans cet acte, l'a attribué à tort à Guillaume Aigre t, ce qui le placerait avant 1058 (Notice sur deux deniers de Savanj de Mauléon, p. 11). Bruel le place en 1070. Quant à nous, ce qui nous a incité à lui assigner la date de 1077, c'est qu'il rentre absolument dans le cadre des actes du comte de Poitou à cette époque, et surtout que les deux seuls témoins que l'on y rencontre sont les mêmes que ceux qui, avec Boreau de Montreuil, furent présents à l'acte de dotation de Montierneuf du 28 janvier 1077,
P. 438, 1. 23 et 26, au lieu de: Robert, lisez : Rainaud.
P. 473, dernier mot, au lieu de: Pierre, lisez: Robert.
P. 476, note 1, au lieu de : Etienne, évoque, lisez: Aimeri.
P. 542, 2" col., 1. 26, après: c, ajoutez: dWrtannes.