MI'.THMI'OI.KS
DliPSnTFMRNTS.
Lps AqiJicns.
Les A pi ions, Les Rciens,
Riez.
Bonchos-du-IMiôno Van cl use.
liasses- Alpes.
Les Fitnt-Jii lions.
l'K'jllS,
Var.
I,('s V.tpinoicns,
«iap.
Hanlos-Aliios.
Los So;^'('sl(''rions.
Les Anti|in|j!ains,
Sisloinii.
Aiiliho.
lUisses-Alpes, Var,
LA Vn^NNOISK
MKTlloroLES.
nF,PAnTF,MF,NT,S.
Les Vionnions,
Vipinic,
Isère.
Les d'iiavions,
Genève,
Los Giaciandpdiiiains
, GroM()l)l(>,
Ki'i'i'.
Les Albonsions,
Viviers,
Ardi'clic.
Los Diens,
Dio,
Drùnie.
Les Vaionlinions,
Valonoo,
Les TricisiiMJons,
Sl.-Panl Tiois
-Cliùleaux
Les Vazions.
Vaison,
Vani'lnse.
Les y\ransir|nps.
(M'ango,
Id.
Les Cabolliqncs,
Gava il Ion,
Id.
Les Avonni(inos.
Avij,'non.
Id.
Les Ariôsions.
Arles,
Bonohosdii-Rhôii
Les Massa lion s.
Marsoillo,
Id.
Li;S ALI'KS MMUIIMI'S.
I os i'IiIddllMlOII^,
Les Uii^ninapuMis.
Les Sallininns.
Mi<rriiori)M:s.
l'jnbnni,
<',lit)rt(>s.
Saillan>,
DUrAUrKMliNTS.
Ilanhfs-Alpes.
Id.
Drônto.
MBTHOPOLES.
DKrAmRMr.Nr^.
Tes Sanitions,
Sciioz,
Bassos-AI|)i;s.
F.«s Dinifitis,
Dipiic,
Id.
Los (jlaiiiiatinrs,
(ilaiidèvos,
F^cs CônKilIéiiicns,
Ciinicz.
(|iri!s de Nice).
Les Viiicicns,
Vencc,
Var.
Toulouse tomba prul)ablcinenlau y)Ouvoir dos Romains peu (le temps après la célèhn; victoire de Fid)ius sur les Arvernes; mais, soit qu'elle nVùt [)as opposi'' de; résislance, soit qu'on eut intérêt à la mrtiager, elle fui traitée par les vainqueurs avcîc une l'av(;ur particulière.
Kome n'appli(|uait pas la môme rè^le à loules ses possessions au delà des Alpes : sa polilicpie les classait en deux catégories. Dans l'une élaient comprisiîs la plupart d(!s villes de la province ou du gouvernement, et ces cenln;s de population, sous la dépendance du |)roconsul ou du ftrél'et, ne connaissaient souvent que l'injustice cl la misère. Pour elles, plus de libertés publi({ues, plus d'anciennes coutumes, plus de magistrats pris dans leur sein. Livrées presque toujours aux volontés d'un homme puissant, ({ui ne song(;ail qu'à s'enrichir, elles se voyaient im- [)itoyablemenl dépouillées, sans avoir aucun moyen d(; réclamer ou de se plaindre. S'il arrivait qu'un dé[)n;dateur trop audacieux soulevât contre lui qiuîlques voix généreuses et éloquentes, ceu:^ qui lui suctédaiciil n>n
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jouissaieiil pas moins Iranquillemenl du fruit de leurs rapines et de leurs violences.
Dans l'autre catégorie se trouvaient les villes auxquelles des raisons particulières faisaient accorder une proteclion exceptionnelle. Des décenivirs, (omniissaires envoyés par le sénat, mettaient celles-ci sur le pied des villes municipes , et rien n'était changé à leur administration intérieure et à leurs lois,
Toulouse probablement, malgré les rigueurs auxquelles elle avait été soumise, se trouva rangée ensuite parmi les villes privilégiées, cardes avantages remarquables la firent considérer comme une ville libre plutôt que comme une cité conquise. Quelques historiens (1 ) prétendent même qu'elle a formé une république indépendante; cependant cette assertion ne repose sur aucune preuve positive. Dion nous apprend que, si elle avait une garnison romaine, c'était à cause de sa position près d'une frontière ayant besoin d'être surveillée constamment par des forces considérables, mais qu'elle était regardée comme l'alliée de Rome. En effet, nous le voyons, d'après les Commentaires de César, Toulouse possédait le droit de conserver des armes et de lever des milices. Le proconsul romain nous dit (2) que Grassus, son lieutenant, ne dompta les
(1) Voir \' Archéologie pyrénécnnr, jiar du Mùgc.
(2) Mullis praplerea viris fortibiis TolosaB et Narboiise, qij;fi sunt civifates Gallirp prnvincian, finiiiiti.T ox his iirovinciis. iiominalim evoçati? IComni., lib. 3 .
Sontiates, peuples d'Aquitaine, que l'on croil ôlre les habilants d'Aire ou de Lectoure, qu'à l'aide d'un corps nombreux composé des braves dé Toulouse et de Narbonne.
Au surplus, la situation, à cette époque, de l'ancienne métropole des Tectosages, semble parfaitement déterminée par les écrits de Ptolémée. Le savant écrivain de Péluse, en faisant, dans sa géographie, le dénombrement des cités de la Narbonnaise, donne à cette ville le titre de colonie romaine.
Nous ne croyons pas hors de propos de dire ici trèsbrièvement comment ces colonies étaient organisées.
On les formait de trois manières : ou avec les vétérans des légions, ou avec des citoyens romains, ou en réunissant des vétérans à des citoyens. Le lieu d'établissement étant toujours un point d'une importance remarquable, soit sous le rapport militaire, soit sous le rapport politique, ce lieu une fois désigné, on distribuait des terres aux colons, suivant leur rang dans l'armée ou leur position dans l'ordre civil. Ces terres furent d'abord payées par le trésor public; mais, lorsque Rome se vit assez puissante pour n'avoir plus de ménagements à garder avec personne, elle crut pouvoir se dispenser d'indemniser les habitants qu'elle dépouillait. Quand il Mlut récompenser certains services, les contrées gauloises devenues provinces romaines, et l'Italie elle-même, furent traitées souvent sans aucun respect pour le droit de
propriété. Sylla ne craignit pas de donner le premier exemple de cette spoliation éhontée. César, qui, a-l-on dit, n'avait pas un défaut, quoiqu'il eût bien des vices, le suivit dans cette voie inique; et Auguste, lui, surnommé le Père de la patrie, ne se fit aucun scrupule d'user de ce moyen pour enrichir les soldats qui avaient servi son ambition.
Indépendamment de ces trois sortes de colonies, il y en avait une autre encore, plus rarement constituée t'I appelée latine, parce qu'elle était formée des habitants du Latium, que l'on envoyait quelquefois au loin pour repeupler les villes conquises.
La colonie installée, les indigènes participaient à tous les avantages qui lui étaient dévolus. Ces privilèges, de même que ceux dont jouissaient les villes municipes, c'est-à-dire les villes ayant droit de bourgeoisie romaine , s'étendirent ensuite à un nombre de localités de plus en plus considérable, et lorsque Rome, épuisée par les guerres intestines , commença à perdre de son autorité suprême , les moindres cités des Gaules reprirent peu à peu leur indépendance première.
Jusque vers la fin du iv*^ siècle les Romains eurent des proconsuls pour gouverner dans les Gaules ; à dater de cette époque, ces chefs militaires furent remplacés par un président dont la résidence fut fixée à Narboiuie.
La Narbonnaise avait, chaque année, une assemblée