‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 111 sur 1172 · Texte latin, ibid., p · texte numérisé non relu

Texte latin, ibid., p

3. Linge sacré qui tient lieu, dans le rite byzantin, de pierre d'autel. Il doit être béni par l'évêque et on attache grande importance à la validité de cette U- né diction.

V Le texte en est donné dans le canon.

12. Pour être promu au sacerdoce, il faut avoir vingt-cinq ans accomplis, trois ans de service comme sacristain ou chantre, les moyens nécessaires pour vivre soit par soi-même, soit par l'église qu'on veut desservir, les connaissances suffisantes pour administrer les sacrements.

13. Les curés exhorteront les paroissiens à exposer dans leur maison une image sacrée devant laquelle ils feront leur prière.

l/i. Les prêtres feront mention de l'évêque dans la messe; ils célébreront celle-ci deux fois par an à son intention : une fois après Noël, l'autre après Pâques.

15. Chaque paroisse entretiendra un sacristain et un chantre, qui serviront à l'église et en outre instruiront les enfants.

1C). Les dimanches et jours de fêtes chômées, même si elles ont été introduites par la coutume locale, tous les fidèles entendront la messe et s'abstiendront de travaux serviles.

17. Avant la fin du mois de mai, tous les prêtres viendront montrer leur lettre de nomination.

18. Tous resteront fidèles à l'Union qu'ils ont juré d'observer.

19. L'homme qui a épousé une autre femme du vivant de la première doit recevoir à nouveau celle-ci et renvoyer celle-là.

20. Les protoprêtres doivent veiller à l'application des présents décrets. Les curés doivent dénoncer à Nous ou à leur protoprêtre les scandales qui ont lieu dans leur paroisse.

Ces canons semblent témoigner d'un esprit d'organisation déjà assez développé, ainsi que le désirait l'administration civile hongroise. Deux seulement, celui qui concerne le mariage des prêtres et celui sur le divorce des laïques, promulguent des peines, qui sont des amendes à verser à la résidence épiscopale.

Le 21 août 1692, un diplôme de l'empereur Léopold Ier accordait aux prêtres ruthènes passés à l'Union les mêmes immunités et privilèges que ceux dont jouissaient les prêtres latins 1. En 1693, de Camillis avait déjà ramené à l'Union le clergé et les fidèles de près de 400 églises.

Innocent Winnicki mit une douzaine d'années à convaincre clercs et moines de son diocèse de la nécessité d'accepter l'Union avec Rome. Il commença par réorganiser le clergé de sa cathédrale S.-.Iean-Baptiste à Przemysl; il parvint à lui faire reconnaître les

1. Extraits publiés dans N. Nilles, op. cit., t. i, p. 164-165 et t. n, p. 848-849.

privilèges des chapitres latins x du pays par le roi de Pologne, en 1689, et ensuite, moyennant acceptation de la foi catholique, par le métropolite uni Zochowski. La situation du chef du diocèse et de son entourage étant ainsi devenue nette, les autres oppositions s'effacèrent peu à peu. Une réunion du clergé tenue à Sambor en 1602 adhéra à l'Union, mais celle-ci fut surtout solennellement ratifiée au synode que Winnicki réunit le 27 avril 169.3, dans sa ville épiscopale 2.

L'évêque y communiqua la double décision importante qu'il avait prise pour acquérir une autorité complète et un contrôle efficace sur le clergé régulier et séculier : la nomination d'un protohigoumène ou provincial pour tous les religieux du diocèse en la personne de Martinien Winnicki, et la nomination d'un vicaire général pour le clergé séculier en la personne d'Yvan Rewkewycz. Les actes du synode comportent une série de paragraphes précédés chacun d'un titre 3; on peut les répartir en trois grandes séries successives.

La première concerne le protohigoumène et le clergé régulier.

1. Le protohigoumène visitera tous les couvents du diocèse une fois par an.

2. Lui seul pourra autoriser les moines à séjourner en dehors du monastère où ils ont reçu l'habit.

3. Toutefois, ceux qui veulent entrer dans un petit couvent devront faire leur noviciat dans un des trois grands monastères de Chtzeplock, Lawriw ou Dobromyl; ils pourront ensuite faire profession pour le couvent de leur choix moyennant autorisation du protohigoumène. Les couvents pauvres n'enverront aucun de leurs membres au dehors pour quêter ou ne vendront pas l'argenterie de leur église sans la permission du protohigoumène.

4. Dans les couvents, on ne peut laisser les laïques de l'extérieur s'approcher des sacrements pour accomplir leur devoir pascal, sans autorisation écrite de leur curé.

5. Il n'y aura que deux couvents de religieuses cloîtrées dans le diocèse, à Smytnyck et à Jawovicz; l'élection des supérieures dépendra de l'approbation de l'évêque; sans sa permission une religieuse ne pourra quitter la clôture.

1. Les Eglises orientales ne connaissaient, pas la dignité de ehanoint', mais eerlaines la reprirent aux Latins afin de ne pas paraître inférieures à ceux-ci. Chez les Ruthènes, la chose se fit progressivement : le corps des desservants de la cathédrale reçut les mêmes privilèges que les chapitres latins, mais le nom de chanoine ne fut officiellement reconnu qu'au xixe siècle.

2. Actes du synode dans G. Lakota, Tri sliiodi peretniski i cparchijalni poslitnovi valjavslù v. 17.-19. st., Przemysl, 1939, p. 11-23.

.'>. Nous les numérotons de façon continue, afin de laisser aux actes synodaux leur physionomie originale. Souvent le titre d'un paragraphe n'indique le contenu que de façon fort incomplète.

98 LIVBE I, CHAPITRE III

Une deuxième série de prescriptions s'occupe du clergé séculier et des paroisses. Jusqu'alors la dignité de vicaire général n'était pas en usage, mais le chef de l'officialité diocésaine exerçait des pouvoirs assez étendus; le synode de 1793 les élargit encore et l'appelle tantôt de ce nouveau nom, tantôt de son ancien nom.

6. C'est lui qui fera chaque année la visite des églises séculières du diocèse, lorsque l'évêque ne peut l'accomplir. S'il est lui-même empêché, il déléguera des commissaires. Il veillera à ce que chaque église possède un livre dans lequel seront transcrits tous les documents de quelque importance qui la concernent, et à ce qu'aucun curé n'exerce une double charge ou bénéfice; il prendra connaissance des dettes qui grèvent les biens ecclésiastiques, ou des conflits qui existent entre le curé et ses paroissiens, afin de les régler à l'amiable ou de les juger plus tard.

7. Les sessions judiciaires auront lieu à différents moments de l'année, à Przemysl, à Jaroslav, à Sambor.

8. Le vicaire général ira également rendre justice dans les doyennés lorsque cela sera nécessaire; le doyen ne peut s'ériger lui-même en juge principal.

9. Les délinquants doivent être cités régulièrement avant que les peines soient prononcées contre eux.

10. On punira les prêtres qui contractent un second mariage malgré la volonté du Saint-Siège, et ceux qui s'adonnent à la boisson.

11. Dans chaque doyenné, il y aura un instigateur ou promoteur chargé de contrôler la conduite extérieure du clergé et de dénoncer les coupables, ainsi que plusieurs dizainiers ou vice-doyens auxquels les prêtres devront se confesser tous les mois. Les dizainiers euxmêmes se confesseront au doyen ou à un autre prêtre.

12. Les curés exhorteront leurs paroissiens à se confesser et à communier au moins quatre fois par an, et à assister tous les dimanches et jours fériés à la sainte liturgie.

13. Les prêtres connaîtront de mémoire la formule d'absolution, laquelle est semblable à celle de l'Église latine.

14. Liste des nombreux cas réservés à l'évêque. Les prêtres peuvent toutefois en absoudre celui qui est en danger de mort.

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