‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 1125 sur 1172 · ii · texte numérisé non relu

ii

venable que nos prêtres soient célibataires, suivant la coutume de l'Église romaine. Toutefois, à cause de la coutume contraire introduite depuis longtemps, nous tolérons que des hommes mariés soient ordonnés prêtres. Mais ils ne doivent pas oublier que c'est avec pureté qu'ils doivent servir les autels et exercer les fonctions saintes, et que dans leurs foyers doivent régner la piété et la crainte de Dieu, ainsi que l'enseigne l'Apôtre divin : « Si le prêtre ne sait pas administrer sa propre maison, comment saura-t-il gouverner la maison de Dieu l? »

7. Que le prêtre sache que le salut de l'âme de ses paroissiens dépend de son zèle; il doit donc s'appliquer à enseigner au peuple les vérités nécessaires pour le salut, surtout celles de nécessité de moyen, comme les fondements de la religion, les conditions requises pour recevoir les sacrements, en particulier la confession et la communion. Ses paroissiens doivent savoir par cœur au moins le Pater, Y Ave, le Credo, les commandements de Dieu et de l'Église, les actes de foi, d'espérance, de charité et de contrition. Que le prêtre ait soin surtout de l'instruction des enfants; qu'il ne les accepte pas à la sainte table avant leur dixième année et sans une bonne préparation.

8. Qu'il soit prompt à aller au confessionnal; qu'il visite les malades, surtout ceux en danger de mort, pour leur offrir les secours spirituels, et ne les abandonne pas durant l'agonie; qu'il n'ajourne pas l'extrême-onction jusqu'à la dernière heure, de peur que le moribond ne reçoive ce sacrement sans préparation. Le prêtre qui néglige cela se rend coupable d'une faute grave.

9. S'il y a des querelles ou des divisions dans sa paroisse, qu'il s'applique à rétablir la paix et la concorde, et veille à ne pas prendre parti, de crainte que l'inimitié ne se tourne contre lui et que soit compromis par là le bien attendu de son ministère.

10. Que le prêtre ne se hasarde pas à administrer les sacrements avec une conscience impure. Quand sa conscience lui reproche quelque faute grave et qu'il n'a pas le temps de se confesser, si, d'autre part, il est obligé d'administrer quelque sacrement, qu'il s'efforce de faire un acte de contrition parfaite avec la volonté de se confesser au plus tôt.

11. Que le prêtre ne quitte pas sa paroisse sans nécessité, surtout les dimanches et jours de fête. Durant ces jours, une messe solennelle doit être célébrée dans chaque église.

12. Le prêtre qui abandonne sa paroisse pour fuir la peste ou une autre maladie contagieuse se rend coupable d'un péché très grave et mérite une sanction sévère.

13. Le prêtre ordonné ou désigné pour quelque diocèse ne peut quitter son poste sans autorisation de l'évêque ou du supérieur.

14. Nous prescrivons aux prêtres célibataires de résider toujours à l'endroit même désigné par l'évêque. Cette prescription doit être rigoureusement observée et ne peut en aucun cas être modifiée.

Page 1